Mali: Ansar Dine revendique sa participation à la prise de la garnison d’Aguelhoc


©

On soupçonnait des islamistes armés d'avoir participé à la prise de la garnison d'Aguelhok en janvier dernier, aux côtés des rebelles touaregs du MNLA. C'est désormais une quasi certitude après la diffusion d'une vidéo du mouvement islamiste Ansar Dine (défenseur de l’islam en arabe). Une vidéo dans laquelle apparaît une figure des rebellions touarègues des années quatre-vingt-dix, Iyad Ag Ghaly. Cette vidéo de propagande montre les hommes d'Ansar Dine attaquer un camp qui ressemble fort selon notre correspondant au Mali, à celui d'Aguelhok. C'est en tous cas la première fois que Iyad Ag Ghaly réapparaît après avoir pris le maquis il y a quelques mois.

La vidéo diffusée par le mouvement armé Ansar Dine apporte un certain nombre de clarifications. C'est la première fois que Iyad Ag Ghaly apparaît en compagnie de ses hommes. C'est la première fois aussi que le mouvement Ansar Dine s'identifie publiquement et revendique sa participation à la prise de la garnison d'Aguelhok en janvier dernier.

Certains de ces combattants islamistes qui, selon plusieurs sources, participent aux attaques des rebelles du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) depuis janvier. Ils ont encore été vus à Tessalit dimanche dernier après l'attaque de la garnison, et sont dirigés par Iyad Ag Ghaly, ancienne figure des rebellions touarègues des années 1990. Un homme qui durant des années a entretenu de bon rapports avec Bamako, avant de disparaître de la circulation.

Reste à comprendre le rôle exact de ce mouvement Ansar Dine et les ambitions de son leader. Sur la vidéo, le bras droit de Iyad Ag Ghaly affirme qu'Ansar Dine se considère comme une partie de la société malienne musulmane, ce qui semble contredire une volonté séparatiste. Ansar Dine n'a pas intégré le MNLA. En partage-t-il les objectifs ? Où se situe la frontière entre Aqmi et Ansar Dine ? Autant de questions, pour l'heure, sans réponse.

Mais le fait que Iyad Ag Ghali sorte aujourd'hui de l'ombre signifie qu'il entend affirmer son rôle. C’est aussi sans doute un message adressé à ceux qui tentent actuellement d'organiser des négociations entre Bamako et la rébellion.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.