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Après une attaque éclair de l'Ethiopie en Erythrée, Asmara annonce qu'elle ne ripostera pas

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L'Érythrée a annoncé qu'elle ne riposterait pas à l'attaque éclair éthiopienne du 15 mars 2012 contre l'une de ses bases militaires. Asmara a qualifié de « mensonge » les accusations d'Addis-Abeba, qui a présenté cette base comme un « camp d'entraînement pour des groupes subversifs », prêts à attaquer l'Éthiopie. Peu auparavant, les États-Unis, alliés traditionnels d'Addis-Abeba, et la France avaient appelé les deux pays à faire preuve de « retenue ».

Toutes les organisations internationales, en particulier l'ONU, qui travaille à la paix et à la sécurité du monde, ont l'obligation morale et légale de prévenir les conflits et de prendre des mesures punitives contre ceux qui violent les règles et la loi.
Ali Abdou Ministre de l'Information érythréen. 10/10/2013 - par Olivier Rogez écouter

Les forces armées éthiopiennes ont mené, le jeudi 15 mars 2012, une attaque contre une base militaire érythréenne, selon une annonce officielle du gouvernement. Aucun bilan des dégâts et du nombre de victimes n'a encore été fourni. Il s'agirait d'une opération isolée pour détruire un camp d'entraînement d’un groupe rebelle.

Une vieille querelle

Si la tension entre l'Ethiopie et l'Erythrée est quasiment permanente depuis la fin du conflit ayant opposé les deux pays en 2000, c'est la première fois qu'Addis-Abeba reconnaît avoir lancé une attaque contre une base érythréenne. Cette attaque visait selon le pouvoir éthiopien à démanteler un camp où sont entraînés des terroristes. C'est aussi une réponse après l'enlèvement d'un groupe de touristes dans le nord de l'Ethiopie, le 18 janvier dernier. Une action au cours de laquelle cinq Européens ont trouvé la mort.

Asmara a plusieurs fois répété n'être nullement impliqué dans cette action, mais le régime éthiopien est convaincu que l'Erythrée arme et entraîne les rebelles afars de l'Arduf qui, eux, ont revendiqué l'enlèvement. Plus généralement, l'attaque de jeudi traduit le ras-le-bol d'Addis-Abeba vis-à-vis du régime d'Issias Afwerki, le président érythréen accusé par la communauté internationale de soutenir le terrorisme dans la Corne de l'Afrique.

Les rebelles de l'Ogaden, du front Afar mais aussi les shebabs somaliens ont pignon sur rue à Asmara. Et l'ONU a renforcé en décembre dernier les sanctions contre le régime érythréen. En annonçant cette attaque le porte-parole du gouvernement éthiopien a précisé que l'Ethiopie privilégiait toujours la voie pacifique pour régler ses différends avec l'Erythrée, il a aussi averti que d'autres attaques seraient menées si Asmara continuait de menacer sa sécurité.

L’Erythrée joue l’apaisement

Asmara ne répondra pas à l'attaque lancée par des forces spéciales éthiopiennes. On peut y voir un acte de sagesse, alors que les grandes puissances redoutent une escalade. Mais on peut aussi y voir un aveu d'impuissance. Le régime d'Asmara récuse les accusations d'Addis-Abeba selon qui les bases attaquées servaient à entrainer des terroristes.

Ali Abdu, le ministre érythréen de l'Information joint par l'Afp, qualifie ces accusations de « mensonge ignoble et grossier », selon lui les groupes rebelles qui agissent en Ethiopie sont le produit de la politique d'exclusion du régime éthiopien envers ses minorités.

L'Ethiopie refuse pour l'heure de parler d'une guerre et appelle à la négociation. Mais elle prévient qu'elle ne tolérera pas longtemps le jeu de déstabilisation de l'Erythrée.
Attaque éthiopienne contre l'Erythrée Reportage 10/10/2013 - par Gaëlle Laleix écouter

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Commentaires

 
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