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Forum mondial de l'eau : le difficile partage des ressources face aux besoins agricoles

Près de 250 ateliers du forum mondial de l'eau à Marseille planchent actuellement sur les solutions à apporter dans la gestion de la principale ressource de la planète. Une ressource à partager. Pour faire face au défi alimentaire, certains États ont besoin de développer leur agriculture, comme la Guinée. Le gouvernement guinéen a décidé de faire de l'agriculture sa priorité pour 2012-2013. Cette décision venant d'un pays, considéré comme le château d'eau de l'Afrique de l'Ouest, demande de nouvelles concertations avec les États voisins sur le partage des eaux des fleuves.
De notre envoyé spécial à Marseille,
L’eau, une ressource rare à préserver, une ressource dont sont encore privés nombre d’Africains. Et pourtant, en Guinée, l’eau est gaspillée. « L’eau ne pose pas tellement de problèmes dans notre capitale, fait remarquer Sékou Resco Camara, gouverneur de la ville, la Guinée est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Je pense que le problème, c’est d’économiser le gaspillage d’eau ».
L’Etat guinéen, dans le code des collectivités, a concédé l’eau comme compétence aux communes. Qu’est-ce qui a vraiment changé pour le consommateur guinéen ? « Aujourd’hui, le citoyen à Kindia comprend au moins le fonctionnement des structures de l’eau et aujourd’hui, la qualité de l’eau est donnée à la radio locale chaque soir, explique Mamadou Dramé, maire de la ville, située à 135km au nord-est de Conakry, grâce au dialogue avec les populations, nous avons des cours d’eau qui sont très bien respectés et nous avons des bornes fontaines aujourd’hui qui sont colorées, c’est-à-dire que nous colorons la partie utile ».
Mais la relance du secteur agricole guinéen risque de perturber tous les pays voisins. « Tous les grands fleuves de la sous-région, le Sénégal, le Niger, la Gambie, prennent leur source en Guinée. Avec la politique d’investissement massif dans le domaine agricole, enfin la Guinée va comme les autres pays utiliser l’eau du Niger, du Sénégal pour faire l’irrigation, pour faire les cultures de contre saison, indique Lamine Kondé, directeur de la coopération à la ville de Conakry, dans le futur, ça risque de poser des problèmes. C’est maintenant à nos Etats de se pencher sur tous ces problèmes, mais ça va être gérable, c’est sûr ! »
L’eau deviendra vite un enjeu dans cette région qui pourtant n’en manque pas.
Le gouvernement guinéen, qui veut faire de l'agriculture sa première priorité en matière de développement, avant le secteur minier, a lancé la deuxième campagne agricole 2012-2013. Quatorze centres agricoles pilotes devraient être créés pour encadrer cette campagne.
Le forum mondial de l'eau se tient à Marseille du 12 au 17 mars 2012.

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(1) Réaction
difficile partage des eaux face aux besoins agricoles
C'est avec un grand intérêt que j'ai lu votre article portant sur le Forum mondial de l'eau : le difficile partage des ressources face aux besoins agricoles.
Dans cet article il y a un souci évoqué par rapport à la relance de l'agriculture guinéenne. Cette relance qui doit sans nul doute amener la Guinée à utiliser les eaux des fleuves Niger, Sénégal et Gambie pour ne citer que ceux-ci. C'est vrai que la Guinée est constituée de bassins de ces fleuves; mais c'est un pays qui a une population avoisinant aujourd'hui 11 millions d'habitants qui doit pouvoir se nourrir dans cet espace avec une consommation annuelle moyenne de 100 kg par habitant. il est autant vrai que des millions de personnes vivent de ces eaux tant sur nos frontières qu'au-delà.
Pour permettre à ces peuples de subvenir à leurs besoins alimentaires, il y a lieu que les partenaires au développement appuient le gouvernement guinéen dans le cadre de la maîtrise d'eau pour assurer une agriculture intensive et réduire conséquemment la pression sur les coteaux.
Jusqu'à l'avènement de la 3ème République dont le premier Président est le Pr. Alpha CONDE, l'augmentation de la production agricole (dont 60-70% proviennent du coteau) était beaucoup plus liée à l'augmentation des superficies agricoles qu'à une agriculture intensive.
Il y a urgence que les Gouvernements se penchent sur cette question qui devient un enjeu pour permettre à chaque pays de résoudre ses problèmes alimentaires. Les crises alimentaires de 2008 ne doivent plus revenir dans nos pays qui s'engagent sur la voie de la démocratie. La sécurité alimentaire étant un facteur de bonne gouvernance.