RDC : la sécurité dans le Nord-Kivu demeure problématique


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Dans l'est de la RDC, l'armée a lancé en début de semaine des opérations dans le territoire de Masisi contre des groupes Maï-Maï. Les combats ont provoqué des déplacements de population. Dans cette zone du Nord-Kivu, les affrontements sont récurrents, d'autant que ces derniers mois les groupes armés prolifèrent dans la région.

Difficile d'évaluer l'intensité des affrontements qui ont éclaté entre les combattants Maï-Maï de l'APCLS (Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain), et les soldats issus des rangs du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple). Le porte-parole de l'armée pour les deux Kivus relativise leur portée, considérant qu'il s'agit d'accrochages routiniers.

Une source à la Mission des Nations unies indique que sept à huit militaires et deux Maï-Maï ont été tués dans le seul affrontement du 13 mars près de la ville de Lukweti. Conséquence directe de ces violences, de nombreux civils ont fui pour se réfugier dans différentes localités mais aussi autour de bases de l'ONU.

Pour l'heure, les forces congolaises agiraient seules mais deux opérations conjointes avec les casques bleus doivent être lancées incessamment dans le Nord-Kivu, l'une contre les rebelles ougandais des ADF-Nalu (Forces démocratiques alliées de l'Ouganda), l'autre contre les Rwandais des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).

Actuellement, la situation dans cette province est explosive, expliquent plusieurs sources. Des groupes de Maï-Maï qui se disent dépossédés de leurs terres au profit des éleveurs de la région ont pris les armes pour affronter les soldats issus des bataillons du CNDP et intégrés aux FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo).

Par ailleurs, d'autres milices comme le Pareco-Fort (Patriotes résistants congolais), une milice progouvernementale du groupe Maï-Maï, active dans l’est de la RDC, ont déserté les rangs de l'armée car selon eux, tous les postes de responsabilité sont tenus par le général Bosco Ntaganda et ses hommes.

Les dernières élections marquées par de fortes irrégularités dans le Masisi n'ont fait qu'accentuer les frustrations.

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