Madagascar : baisse importante de la scolarisation des enfants, selon l'Unicef

Ecole primaire, à Ifaty.
© © Getty Images/Bruno Morandi

Plus d’un quart des enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés à Madagascar, selon une étude réalisée par l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance. Plus d’un million d’enfants exclus du système scolaire en raison de la pauvreté de leur famille mais aussi des difficultés que connaît actuellement le pays.

Après une dizaine d’années de progrès dans le secteur de l’éducation, la crise de 2009 est tombée comme un couperet : 83% des enfants allaient à l’école en 2005, ils n’étaient plus que 73% en 2010.

« Depuis 2005, le taux de scolarisation a baissé de 10 points et rien qu’en une année, entre 2010 et 2011, on a perdu 700 000 enfants dans les écoles primaires, indique Steven Lauwerier, représentant de l’Unicef à Madagascar. Cela pose vraiment un problème pour le développement futur du pays. »

Parmi les causes de cette désertion : l’appauvrissement de la population. Le contexte économique conduit certaines familles à déscolariser leurs enfants. Le retrait des bailleurs de fonds a aussi entraîné la réduction du budget du ministère de l'Éducation et des moyens alloués aux écoles.

Face à ce désengagement général, le système continue de fonctionner tant bien que mal, grâce à l’engagement des familles, c’est ce qu’a constaté Rohen d’Aiglepierre qui a dirigé cette étude : « l'éducation à Madagascar, c’est un système qui s’appuie énormément sur les parents. Les parents sont convaincus de l’importance de l’éducation et font absolument tout ce qu’ils peuvent – ils se sacrifient et se saignent à blanc – pour pouvoir scolariser leurs enfants, et ils trouvent des solutions, et malheureusement ils sont peu aidés par l’extérieur, que ce soit les organisations internationales ou le ministère. Dans la plupart des endroits que l'on visite, ils s’en sortent seuls ».

Cette étude se veut être une base de travail pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie alors que certains partenaires comme la Banque mondiale s’apprêtent à reprendre leurs aides dans la Grande île.

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