A Johannesburg, des artistes prêtent leur voix à la lutte d'Interpol contre les faux médicaments


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Entre un et deux tiers des médicaments en Afrique et en Asie du Sud seraient de qualité inférieure selon des chiffres cités par Interpol. L’organisation policière internationale lutte contre les faux médicaments et cette lutte passe désormais par la musique avec la campagne « Proud to be » (Fiers d’être). Un disque est en train d’être enregistré à Johannesburg par des artistes internationaux pour faire passer ce message : les faux médicaments peuvent tuer.

Vous pensez prendre un médicament pour vous soigner, pour aller mieux, en fait, il peut vous rendre plus malade encore et même vous tuer. Le marché des faux médicaments est une activité très lucrative pour les criminels : elle aurait généré 75 milliards de dollars de revenus en 2010, d’après une étude de l’International Policy Network (IPN) citée par Interpol.

Et aujourd’hui, en plus des spécialistes des faux médicaments, les trafiquants de drogue s’intéressent à ce marché. Il est rentable et comporte assez peu de risques, avec souvent des condamnations plutôt légères.

Des faux médicaments, il s’en vend partout dans le monde, via internet ou dans la rue. L’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont cependant plus particulièrement touchées. Un à deux tiers des médicaments y seraient de qualité inférieure, toujours selon cette étude citée par Interpol.

Mais il est très difficile de lutter contre ce trafic. D’abord, pour déceler un vrai médicament d’un faux, il faut passer dans la plupart des cas par des analyses chimiques. Ensuite, la définition d’un faux médicament varie d’un pays à l’autre, ce qui rend plus difficile le travail de la police.

C’est pour cela qu’Interpol veut aujourd’hui sensibiliser la population avec deux messages : un faux médicament peut tuer. Et n’achetez vos médicaments que dans des endroits où vous pouvez être sûrs de leur qualité et de leur origine.