Mali : mobilisation en faveur de la junte à Bamako


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A la veille de la venue de plusieurs chefs d’Etat de la Cédéao à Bamako, des milliers de personnes se sont mobilisées dans les rues de la capitale malienne pour afficher leur soutien au Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE), la junte militaire qui a renversé le président Amadou Toumani Touré le 21 mars. Tous ces gens se sont réunis à l’appel de partis politiques, de centrales syndicales et d’associations soutenant les putschistes.

Après avoir annoncé l’adoption d’un « acte fondamental » de 70 articles comme l’ébauche d’une nouvelle Constitution, la junte malienne a pu compter ses soutiens ce mercredi matin 28 mars. Plusieurs milliers de personnes ont marché entre la place de la Liberté et la place de l’Indépendance. Tous ces gens se sont réunis à l’appel de partis politiques, de centrales syndicales et d’associations soutenant le CNRDRE. « Vive le capitaine Sanogo, vive l’armée ! » « A bas la Cédéao, à bas la France, à bas l’interventionnisme ! » ou bien encore « à bas la démocratie fantoche ! » pouvait-on entendre dans la foule.

La popularité des militaires

Cette mobilisation à la coloration très nationaliste intervient alors que plusieurs chefs d’Etat de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) sont attendus demain jeudi 29 mars à Bamako. « On les empêchera de se poser » promettaient ce matin les manifestants les plus remontés. Les plus modérés estimaient cependant que l’arrivée de cette délégation était une bonne chose car, disent-ils, les présidents ouest-africains « vont pouvoir prendre la mesure » de la situation et de la popularité des militaires qui ont renversé Amadou Toumani Touré.

Bref, alors que la pression internationale s’accentue et que les partis politiques maliens tentent de s’organiser pour faire échec à ce coup d’Etat, la junte semble pour l’heure vouloir résister en mobilisant une partie de la population et en prenant des mesures d’apaisement mais aussi en posant des actes politiques. Hier soir, les militaires du CNRDRE ont annoncé la mise en place d’une nouvelle Constitution jusqu’aux prochaines élections présidentielle et législatives. Des scrutins dont la date n’a pas été précisée.

 

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