Côte d'Ivoire: le parquet d'Abidjan poursuit son enquête sur les violences postélectorales
En fin de semaine, le parquet d'Abidjan a fait le point sur les procédures concernant les crimes commis pendant la crise postélectorale en Côte d'Ivoire. Des enquêtes réalisées par la cellule spéciale consacrée à ces crimes créée à la sortie de la guerre, dirigée par le procureur de la République d'Abidjan, avec deux substituts, trois juges d'instructions et des dizaines d'officiers de police judiciaire.
Avec notre correspondante à Abidjan
La cellule spéciale d'enquêtes relative aux crimes commis pendant la crise postélectorale a entendu plus de 6 000 personnes depuis sa création. Les dépositions de ces victimes ou de ces témoins ont abouti à l'inculpation de plus de 200 personnes, dont plus de cent sont en détention provisoire.
Pour le moment il s'agit exclusivement de personnalités proches de l'ancien régime : notamment des cadres du FPI, le parti de Laurent Gbagbo, et l'épouse de l'ex-président ivoirien, Simone Gbagbo.
L'ancienne première dame est accusée de crimes de sang, tout comme le fils de Laurent Gbagbo, Michel, hospitalisé pour des soins à Abidjan. Dans cette même catégorie de crimes, Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo - en fuite depuis l'arrestation de l'ancien président, est toujours recherché par la justice ivoirienne.
La cellule enquête également sur les infractions économiques et les atteintes à la sûreté de l'Etat.
Des informations ont aussi été ouvertes sur l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat de l'industriel Yves Lambelin et ses compagnons kidnappés au Novotel en avril 2011.
Pour le moment, aucun procès civil n'est encore programmé. Jusqu'à présent, seul le tribunal militaire a prononcé ses premiers jugements sur la crise postélectorale.

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(1) Réaction
crime de sang? mais plus précisemment?
On est rassuré de savoir qu'il y a une accusation grave contre le fils et la femme de Gbagbo. Peut être qu'on en saura plus l'année prochaine, ou pas. De toute façon, le procès n'aura jamais lieu.