Fatou Bensouda, la nouvelle procureure de la CPI en Côte d'Ivoire

«Je suis venue aussi m’assurer que la coopération de la Côte d’Ivoire avec la CPI se poursuivra», a déclaré Fatou Bensouda à Abidjan.
© AFP/Emmanuel Dunand

La future procureure de la Cour pénale internationale vient d’effectuer un séjour de 24 heures en Côte d’Ivoire. Fatou Bensouda remplacera Luis Moreno Ocampo dans deux mois. Elle sera donc procureure de la CPI le 18 juin, le jour de l’audience de confirmation des charges qui pèsent sur l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Outre ses rencontres avec le président ivoirien Alassane Ouattara et le Premier ministre, Jeannot Ahoussou-Kouadio, Fatou Bensouda s’est entretenue mardi avec le président de l’Assemblée nationale et ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro.

Fatou Bensouda connaît bien le dossier ivoirien en tant que procureure adjointe de la CPI... Son rapide séjour en Côte d’Ivoire était destiné à prendre contact avec la nouvelle ministre déléguée à la Justice, Loma Cissé Matto, mais pas seulement. Cela fait plusieurs mois que la CPI a commencé ses enquêtes en Côte d’Ivoire.

« Nous avons besoin de revenir pour certains points, afin de nous assurer de la coopération des autorités pour faciliter notre travail sur le terrain. Nos gens sont ici, nous travaillons... Et aussi et surtout, à partir du mois de juin, je vais m’occuper du cas ivoirien en tant que procureure de la CPI... Et je suis venue aussi m’assurer que la coopération de la Côte d’Ivoire avec la CPI se poursuivra », a déclaré Fatou Bensouda. Et d’ajouter : « Maintenant, nous menons aussi nos enquêtes dans l’ouest du pays... Juste pour envoyer le message que nos investigations concernent toutes les parties concernant les crimes commis lors de la crise postélectorale. »

L’ex-président Laurent Gbagbo est pour le moment le seul détenu ivoirien de la CPI. Fatou Bensouda n’a donné aucune indication sur de possibles mandats d’arrêt à venir. Lors de son dernier passage à Abidjan, Luis Moreno Ocampo avait indiqué que la CPI poursuivrait entre 3 et 6 personnes, soupçonnées d’être impliquées dans les crimes qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire lors de la crise postélectorale.

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