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Selon les Nations unies, les massacres auraient été commis lors de la prise de Bentiu, localité pétrolifère située dans l’Etat de l’Unité, par les hommes de l’ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar. Près de 200 personnes auraient notamment été tuées dans une mosquée et plusieurs autres dans une église, affirme l’ONU dans un communiqué.

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RDC: au Kivu, de nouveaux déplacements d'hommes en armes inquiètent la population

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Éléments de l'ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ou dissidents d'un régiment de l'armée congolaise ? Depuis le 1er avril 2012, la population du Nord-Kivu voit se déplacer des hommes lourdement armés de lance-roquettes et de mitraillettes, sans pouvoir identifier la raison de ces déplacements. À Kinshasa, on laisse entendre que le général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale pour son rôle dans les crimes de guerre, serait à l'origine des déplacements.

Beaucoup ont vu, dans ce mouvement des troupes qui a créé une certaine panique parmi la population de Rushuru, un début d’une nouvelle rébellion, une énième insurrection, pour déstabiliser l’Est de la République démocratique du Congo.

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L’objectif principal des éléments ex-CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) étant, disent certains, de chercher à créer un périmètre de sécurité pour protéger le général Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes perpétrés en Ituri. Cet ancien chef d’état-major des milices de Thomas Lubanga aurait eu vent de l’imminence d’une éventuelle action, en vue de son arrestation.

Mais pour d’autres, ce mouvement des troupes serait tout simplement lié au mécontentement des militaires basés dans le Nord et le Sud-Kivu.

Les hommes en uniforme réclameraient une solde conséquente et régulière ainsi que des changements au sein des différents commandements militaires, un peu à la manière de ce qui s’était passé en Ituri il y a quelques semaines. Leur revendication serait parvenue à la haute hiérarchie.

A Goma, des sources jointes au téléphone, ont affirmé à RFI que les militaires ex-CNDP avaient entrepris des contacts, pour rallier les ex-groupes armés locaux à leur cause.

Selon l'organisation Human Rights Watch, le général Bosco Ntaganda est impliqué dans l'assassinat d'au moins 8 personnes, d'arrestations arbitraires et de disparitions.

Lors du verdict rendu le 14 mars dans le procès de Thomas Lubanga, les juges de la Cour pénale internationale avaient reconnu la complicité du général dans l'enrôlement au sein des milices des enfants de moins de 15 ans.

En tout, quinze procédures sont actuellement en cours devant la CPI.

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