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Togo

Togo : remise du premier volet du rapport de la Commission vérité, justice et réconciliation

Mgr Nicodème Barrigah, président de la Commission vérité , justice et réconciliation.
© (Photo : Radio Maria, Togo)

La Commission vérité, justice et réconciliation, chargée de faire la lumière sur les violences politiques de 1958 à 2005 au Togo, a remis son rapport final le 3 avril 2012 au chef de l'Etat, après avoir écouté pendant près de trois années, partout dans le pays, des témoignages de victimes ou de témoins. Avec le travail de cette Commission, le Togo veut tourner une page sombre de son histoire.

C’est un rapport de 309 pages, premier d’une série de quatre, dont les trois autres seront publiés dans les prochaines semaines.

Après avoir reçu les dépositions, procédé aux auditions des victimes et témoins, et fait ses investigations, la Commission vérité, justice et réconciliation, a récapitulé dans ce rapport, les résultats de ses travaux et énuméré diverses recommandations.

Pour Mgr Nicodème Barrigah, président de cette Commission : « Dans le résultat de ces investigations il y a le programme de réparation. Et surtout la réforme. Réforme concernant le respect des droits de l’homme, réforme concernant les institutions, puis la lutte contre l’impunité, la nouvelle vision de société que la commission voudrait proposer. Et je pense que l’élément le plus capital c’est peut-être les réformes ».

Le président demande pardon au nom de l'Etat

Faure Gnassingbé, après avoir reçu le rapport, a reconnu la faillite de l’Etat dans son obligation de protéger ses ressortissants, et dit pardon à toutes les victimes : « A toutes les victimes et à tous ceux qui ont souffert de ces violences aveugles, qui leur ont causé tant de tort et de blessures, je voudrais sincèrement leur dire pardon, au nom de l’Etat togolais ».

Pour parvenir à la mise en œuvre de toutes les recommandations, la CVJR demande la création de deux organes. Un organe pour la mise en œuvre des recommandations, un autre pour l’évaluation et le suivi, et l’adoption rapide d’un livre blanc dans lequel le gouvernement devrait énumérer clairement la manière dont il entend mettre en œuvre ces recommandations.

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