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Afrique

Madagascar Andry Rajoelina

Madagascar lance un plan national de lutte contre l'insécurité

media

A Madagascar, les forces de l’ordre ont annoncé la mise en place d’un plan national de lutte contre l’insécurité. Les vols, les attaques à mains armées, en ville comme à la campagne, se multiplient depuis le début de la crise politique il y a trois ans. La semaine dernière, gendarmerie et police avaient annoncé une accalmie des attaques. Mais le phénomène est difficile à enrayer. Et le meurtre d’un général de gendarmerie à la retraite et de sa famille, découvert mercredi 4 avril, a encore aggravé l’atmosphère teintée d’insécurité dans la capitale.

Face au risque de psychose, les autorités veulent montrer qu’elles ne prennent pas le problème à la légère. Au lendemain de la découverte du triple meurtre d’un général à la retraite, de sa femme et sa fille dans leur villa, la police, l’armée et la gendarmerie affichent leur volonté d’enrayer l’insécurité. Mais les moyens restent limités.

« Comme moyens, on utilise toujours les moyens du bord, c’est-à-dire tout ce que les trois forces ont à leur disposition. Mais le président de la Transition a quand même déclaré qu’il allait nous donner du matériel, comme une trentaine de voitures 4x4 », rapporte Arsène Rakotondrazaka, ministre de la Sécurité intérieure.

Près de 1 500 éléments ont été déployés dans la capitale en une semaine. Mais l’objectif affiché est de sécuriser tout le territoire. L’ensemble des provinces, les villes comme les campagnes où l’insécurité pose aussi problème. « C’est pas nouveau. La gendarmerie a toujours fait de la sécurisation en campagne. Il n’y a pas de particularité. La particularité, ça arrive en fonction du mode d’opération que les bandits sur le terrain exécutent », explique le général Bruno Razafindrakoto, chef du commandement de la gendarmerie nationale.

Mardi 3 avril, le gouvernement avait annoncé une mobilisation des forces armées dans les régions particulièrement touchées par les vols de bœufs. En mars, deux vols importants, de 900 puis 300 bœufs ont eu lieu dans le sud du pays.

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