Libye : les difficultés du CNT face à l'instabilité dans le pays
Les Nations unies et les autorités de transition sont visées par des attaques en Libye. Washington et Paris ont demandé une enquête suite à l'attentat qui a visé le 10 avril à Benghazi le convoi de l'envoyé spécial de l’ONU en Libye Ian Martin. L'attentat n'a pas fait de blessé. Les accrochages, toujours le même jour au quartier général du gouvernement de transition à Tripoli, n'ont pas fait de victimes non plus. Ces deux incidents témoignent néanmoins des difficultés du CNT à faire régner l'ordre à deux mois de l'élection de l'Assemblée constituante, prévue en juin prochain.
Menace séparatiste à Benghazi, conflits intertribaux dans le Sud, poches de résistance de pro-Kadhafi à l'Ouest, dérapages des milices autonomes de Zintane et Misrata, la Libye nouvelle demeure un pays très instable, six mois après la mort de Mouammar Kadhafi.
Difficile d'envisager sereinement dans ces conditions l'organisation d'élections libres et transparentes dans deux mois. Le CNT ne le nie plus. La semaine dernière, un porte-parole du Conseil national de transition a reconnu que l'instabilité, si elle perdurait, pouvait conduire à un report du scrutin.
La communauté internationale, d'après des indiscrétions, commence à se faire à cette éventualité. Il faut dire qu'au défi de l'instabilité, viennent s'ajouter d'importants retards dans l'organisation de l'élection. Faute de temps et de moyens, les autorités ont prévu d'établir des listes électorales à partir d'un vieux recensement de la population effectué en 2006.
Le découpage électoral est en cours, il est la source de nombreux contentieux, reconnait-on au CNT. Et le gouvernement doit encore mettre sur pied une armée régulière et des forces de police formées pour sécuriser un scrutin.
Bref, on est loin du compte et de l'aveu d'un membre du CNT « les élections pour juin c'est fichu ».

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(2) Réactions
Libye
Ce qui arrive en Libye était prévisible. L'OTAN, les États-Unis, la Grande Bretagne et la France avec la complicité du Qatar et de l'Arabie Saoudite, ont cru jouer au plus malin. Voilà le résultat. Non seulement la Libye est devenu incontrôlable, mais en plus tout le Sahel est devenu une poudrière et un foyer d'instabilité. C'est à se demander si les diplomates ont encore leur mot à dire. Au nom des droit de l'homme l'occident se permet de donner des leçons aux autres pays, certes pas toujours démocratiques, mais au moins eux n'envahissent pas les autres pays. Que dirait la population si un jour quelques missiles tombaient sur les principales villes occidentales ? Si demain un pays était attaqué par un autre, les pays occidentaux ne pourraient plus intervenir, car l'ONU ne pourrait plus rien faire à cause du véto de la Chine, et de la Russie qui se méfient maintenant des bonnes intentions de l'occident.
La Faute à qui ?
A qui la faute ? à l'OTAN qui est allé mettre le désordre, aux occidentaux, au Qatar, à l'Arabie Saoudite, ( assassinat de Kadafi, DIEU LE PLUS FORT l'accueil dans son noble paradis ), personne ne pourra résoudre le problème en Libye, leur objectif est atteint, donc mangez vous entre vous les libyens. Personne ne pourra mettre de l'ordre en Libye, c'est très dommage et très regrettable. Le même scénario en Syrie. NOUS VOULONS LA PAIX. LA PAIX.