Libye : nouveaux affrontements meurtriers entre Toubous et ex-rebelles arabes

La Libye compte environ 150 tribus elles-mêmes divisées en clans et sous clans.
© Wikipedia/CIA

Les affrontements, qui ont éclaté vendredi entre la tribu des Toubous et des forces liées à l'armée libyenne à Koufra dans le sud-est de la Libye, ont fait au moins 12 morts et des dizaines de blessés. En février dernier, des combats entre les Toubous et les Zwaï avaient fait plus d'une centaine de morts des deux côtés en une douzaine de jours à Koufra, ville frontalière du Tchad, du Soudan et de l'Egypte.  

Après deux mois de trêve, les affrontements ont donc repris ce vendredi. Ils opposent les combattants toubous, la population noire majoritaire et la brigade d'ex-rebelles : les Boucliers de la Libye, composée en majorité d'Arabes de la tribu Zwaï. Censément placée sous l'autorité de l'armée, cette brigade est chargée de maintenir la trêve. Or les Toubous l'accusent d'attaques indifférenciées touchant des civils et même de vouloir, comme le clame le principal chef toubou Issa Abdelmajid Mansur, éradiquer sa tribu.

Sous l'ancien régime, des différends savamment contenus opposaient déjà les Toubous aux arabes Zwaï. S'ils éclataient, l'appareil sécuritaire kadhafiste les réprimait promptement.

Aujourd'hui, dans cette région lointaine riche en eaux souterraines et proche des frontières sensibles de l'Egypte et du Soudan, la chape kadhafiste a disparue et les luttes d'influence s'enveniment.

Le gouvernement est bien démuni pour assurer la paix civile. Pourtant, le retour à l'ordre serait pour le CNT, le conseil national de transition, une victoire politique probante. Mais faute d'armée intégrée, il est contraint de confier a posteriori cette tâche à des milices tribales loin d'être impartiales, en l'espèce la brigade des boucliers de la Libye.

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