Après l'attaque de Sakré à l'ouest de la Côte d'Ivoire, des milliers de réfugiés dans la localité de Taï


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Une enquête est en cours en Côte d'Ivoire après l'attaque du village de Sakré, dans l'ouest du pays, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 avril 2012. Huit personnes ont été tuées par des hommes armés venus du Liberia voisin, selon le ministère de la Défense. Cette attaque intervient juste après la visite du président Ouattara dans la région, particulièrement touchée par les violences post-électorales de 2010-2011. Des milliers de personnes ont fui Sakré et ses environs pour se réfugier à Taï, 27 kilomètres plus loin.

Ils sont partis à pied, parfois à moto, le plus souvent sans bagage. De Sakré, mais aussi des villages environnants. Selon l'Onuci, environ 3 000 personnes se sont déplacées dans l'ouest du pays depuis mercredi.

La grande majorité s'est réfugiée à Taï, dans la cour de la mairie. Joseph Dezahi, le deuxième adjoint au maire, est débordé. « Nos besoins sont énormes, confie-t-il, la mairie n’avait pas prévu ça. Il n’y a que deux toilettes, le courant n’est pas permanent et ce n’est pas sécurisant ».

Une cinquantaine de gendarmes sont arrivés ce jeudi à Taï. La mairie est aussi sécurisée par les éléments de l'Onuci. Mais les réfugiés ont peur de rentrer dans leurs villages, ils n'ont pas confiance.

Sakré est le 3e village de la région attaqué par des hommes armés depuis le mois de septembre. La frontière est très poreuse avec le Liberia voisin. Il est facile de s'y cacher, la forêt y est très dense. Les déplacés pointent aussi du doigt l'état des routes, qui rend les patrouilles difficiles.

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