Mali: les réactions à la sécurisation des organes de transition et à l'envoi d’une force régionale

Des soldats en faction dans le camp militaire de Kati.
© Reuters/Luc Gnago

Au sommet extraordinaire de la Cédéao jeudi 26 avril 2012, les chefs d’Etats ouest-africains se sont engagés à sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire, en attendant que le processus arrive à son terme.Il a également été décidé de l’envoi d’une force régionale au Mali. Selon des sources sur place, il s’agit aussi de parer à toute éventualité et d’empêcher que les rebelles ne descendent plus au sud. La durée de la transition est étendue à douze mois.

A Bamako, les gens semblent plutôt satisfaits de l’extension de la durée de la transition estimant que la première période fixée à 40 jours était beaucoup trop courte. Ils sont en revanche, partagés sur le maintien de Dioncounda Traoré, l’actuel président de transition. Ceux qui n’ont plus confiance dans la classe politique malienne, et qui auraient bien aimé, disent-ils, donner leur chance aux militaires.

Du côté du camp de Kati, près de Bamako, il n’y a pas eu encore de réactions mais des sources militaires sur place assurent aussi que le maintien de Dioncounda Traoré pour un an n’est pas une évidence. Ce n’est pas la position du capitaine Sanogo mais elle témoigne du souci des militaires de ne pas être tenus à l’écart.

Ce vendredi matin, les partis et les associations qui composent le front du refus opposé au coup d’Etat se sont dits très satisfaits et ont promis d’accompagner cette transition qui vient donc d’être prolongée. Ils saisissent aussi l’occasion, pour demander à ces autorités de transition, de ne pas faire cavalier seul, et d’associer toutes les composantes car; rappellent-ils, la situation est grave.

L’envoi d’une force régionale au Mali

Dans l’entourage du capitaine Sanogo, certains rejettent déjà en bloc l’idée d’un département de militaires. « C’est une blague », disait ce vendredi matin un haut gradé du camp de Kati.

Dans la capitale, on entend surtout dire dans la rue, que c’est un peu tard et que la priorité n’est pas Bamako mais le nord du pays, occupé et qu'il faut libérer. A Bamako, la population ne comprend pas vraiment la nécessité de la présence dans la capitale de militaires venus d’autres pays.

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