Mali: le capitaine Sanogo rejette le plan de la Cédéao - Afrique - RFI

 

  1. 00:00 TU Journal
  2. 00:10 TU Autour de la question
  3. 00:30 TU Journal
  4. 00:33 TU Autour de la question
  5. 01:00 TU Journal
  6. 01:10 TU Priorité santé
  7. 01:30 TU Journal
  8. 01:33 TU Priorité santé
  9. 02:00 TU Journal
  10. 02:10 TU 7 milliards de voisins
  11. 02:30 TU Journal
  12. 02:33 TU 7 milliards de voisins
  13. 03:00 TU Journal
  14. 03:10 TU Sessions d'information
  15. 03:30 TU Sessions d'information
  16. 04:00 TU Journal
  17. 04:15 TU Sessions d'information
  18. 04:30 TU Journal
  19. 04:34 TU Sessions d'information
  20. 04:40 TU Ici l'Europe
  21. 05:00 TU Journal
  22. 05:15 TU Sessions d'information
  23. 05:30 TU Journal
  24. 05:34 TU Sessions d'information
  25. 05:40 TU Grand reportage
  1. 00:00 TU Journal
  2. 00:10 TU Couleurs tropicales
  3. 00:30 TU Journal
  4. 00:33 TU Couleurs tropicales
  5. 01:00 TU Journal
  6. 01:10 TU Priorité santé
  7. 01:30 TU Journal
  8. 01:33 TU Priorité santé
  9. 02:00 TU Journal
  10. 02:10 TU 7 milliards de voisins
  11. 02:30 TU Journal
  12. 02:33 TU 7 milliards de voisins
  13. 03:00 TU Journal
  14. 03:10 TU Sessions d'information
  15. 03:30 TU Sessions d'information
  16. 04:00 TU Journal
  17. 04:15 TU Sessions d'information
  18. 04:30 TU Sessions d'information
  19. 05:00 TU Journal
  20. 05:15 TU Sessions d'information
  21. 05:30 TU Sessions d'information
  22. 06:00 TU Journal
  23. 06:15 TU Sessions d'information
  24. 06:30 TU Journal
  25. 06:43 TU Sessions d'information
fermer

Afrique

Cédéao Mali

Mali: le capitaine Sanogo rejette le plan de la Cédéao

media Les mutins, autour du capitaine Amadou Sanogo, le jeudi 22 mars. Images de la télévision malienne.

«Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous», voilà ce qu'a déclaré le capitaine Sanogo ce samedi 28 avril 2012, devant la presse, au camp militaire de Kati, près de Bamako pour expliquer son attitude vis à vis de la Cédéao. Le capitaine Sanogo avait reçu auparavant le Burkinabé Djibril Bassolé qui représente le médiateur de la Cédéao, et Adama Bictogo, ministre ivoirien de l'Intégration africaine. Ce samedi soir, au cours d'un point de presse, le capitaine Sanogo a rejeté catégoriquement le plan de la Cédéao présenté cette semaine au sommet d'Abidjan. Le récit de notre envoyé spéciale à Bamako.

Après trois heures d’entretien à huis clos avec les médiateurs, au camp de Kati, le capitaine Sanogo a clarifié sa position devant la presse. Des propos fermes et sans appel. Il n'est pas question que le président par intérim, Dioncounda Traoré, reste un an au pouvoir comme l’ont demandé les chefs d’Etat de la Cédéao, jeudi. Il n'est pas question non plus que des troupes de la Cédéao entrent à Bamako :

Monsieur Dioncounda Traoré restera président par intérim, comme prévu, pendant les quarante jours -pas une heure de plus-,... aucun militaire ne foutra les pieds ici si ce n'est sur la demande du gouvernement malien -et on a un gouvernement en bonne et due forme. Et j'en profite pour dire ici que le gouvernement ne le demandera pas. Si la Cédéao... veut nous aider, cette aide est la bienvenue, mais à une condition : c'est à nous d'en exprimer le besoin...
Capitaine Sanogo : «Je n'accepterai pas la présence d'un soldat étranger sur le sol malien» 10/10/2013 - par Marie-Pierre Olphand écouter

Accélération des événements ce samedi

Le Burkinabé Djibril Bassolé et l’Ivoirien Adama Bictogo sont arrivés dans l’urgence ce samedi matin 28 avril 2012, à Bamako.

La veille l’alerte avait été donnée : il faut venir au plus vite car le capitaine Sanogo se sent trahi par les décisions de la Cédéao et les soldats ne tiennent plus en place. Les ministres médiateurs ont rencontré toutes les parties et surtout le leader des putschistes. La discussion s’est déroulée à huis clos durant près de trois heures, au camp de Kati, sur les hauteurs de la capitale, sans qu’il y ait au final d’évolution notable, semble t-il.

Les militaires ont été fermes : à leurs yeux le seul accord qui vaille, c’est le texte signé le 6 avril, qui ménage -il est vrai- beaucoup plus les putschistes. Une chose est certaine a martelé le capitaine Sanogo, celui qui assure aujourd’hui l’intérim de la présidence, restera 40 jours et pas une heure de plus. Le comité militaire prendra ensuite ses reponsabilités, a-t-il dit.

Samedi, à Kati, la tension était vive. Des dizaines de soldats, sur les dents ont scandé armes au poing « à bas la Cédéao». Le capitaine en personne a dû intervenir à plusieurs reprises pour contenir ses hommes et permettre à ses visiteurs de quitter les lieux sans encombre.

Les médiateurs ont également rencontré le Premier ministre de la transition, Cheick Modibo Diarra, et voici ce que déclarait Djibril Bassolé à l'issue de ce rendez-vous :

De l'accord cadre du 6 avril à la déclaration du 26 avril

Entre l’accord cadre signé le 6 avril et la déclaration des chefs d’Etat de la Cédéao jeudi dernier, un grand écart a été fait. Dans le premier texte, la junte était une des parties signataires. Il y était question de réfléchir au rôle qu’elle pourrait jouer dans les mois à venir, et aussi de fixer une durée consensuelle pour la transition. Trois semaines plus tard, le comité militaire est prié de se soumettre aux autorités civiles, ses membres de retourner dans les casernes et la transition est fixée à douze mois.

Deux textes au ton très différent qui suscitent toute sorte d’interrogations et d’interprétation. La junte se raccroche naturellement au document qu’elle a signé et qui se trouve être le premier, et celui qui lui est le plus favorable. Les militaires ont vécu l’annonce jeudi dernier du déploiement d’une force de la Cédéao comme un affront, et la promesse d’une transition d’un an menée par l’actuel président intérimaire comme une mise à l’écart. Et à tel point que samedi 28 avril une fronde anti-Cédéao a envahi le camp de Kati.

Jusqu’à quel point les militaires veulent-ils rester maîtres du jeu ? La Cédéao a-t-elle pris la mesure de la gravité de la situation ? Ces questions sont plus que jamais d’actualité car la crise dure depuis plus d’un mois à Bamako…alors que l’urgence au départ, c’était le nord du Mali.

Commentaires
 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.