Republier
France Libye

Bachir Saleh, un Libyen encombrant sur le sol français


©

La polémique entre Mediapart, qui a publié samedi un document laissant entendre que la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy en 2007 aurait été en partie financée par des fonds libyens se poursuivra devant les tribunaux, puisque le président a décidé d'attaquer le site d'information en justice. Mais l'affaire révèle également la personne de Bachir Saleh, mis en cause dans le document et réfugié en France. Selon François Fillon, il n'était ni visé par un mandat d'arrêt international, ni susceptible d'être interpellé, étant protégé par un passeport diplomatique nigérien. Des affirmations mises à mal ces dernières heures.

Bachir Saleh, alias Bachir al Shrkawi, est bel et bien recherché. Son pays, la Libye l'accuse de fraude et a fait une demande judiciaire d'arrestation, relayée par Interpol.

Celle-ci n'a pas la forme d'un mandat d'arrêt international, mais est une « notice rouge », transmise aux 190 pays membres de l'organisation de coopération policière. La France a donc reçu cette fiche, certes au nom de Bachir al Shrkawi mais avec trois photos du fugitif, qui ne laissent aucun doute sur son identité.

Lundi matin, le Premier ministre français François Fillon a assuré sur RTL que Saleh n'était pas l'objet d'un mandat international. C'est juridiquement vrai, mais il n'en est pas moins recherhcé. Et a également avancé que l'homme bénéficiati d'une immunité diplomatique. Or, elle n'est manifestement plus d'actualité, et ce depuis près de deux mois déjà, selon le ministère nigérien des Affaires étrangères. A Niamey, un haut responsable militaire précise même que c'est sous la « pression d'un pays européen » que ce passeport diplomatique avait été octroyé à l' ex-responsable d'un fonds souverain kadhafiste, doté de plus de 40 milliards de dollars.

Saleh est réfugié dans l'Hexagone au titre du regroupement familial, selon le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, qui comme ses deux prédécesseurs en a pourtant durci les conditions. Selon le Canard Enchaîné, l'homme aurait été exfiltré de Libye par la France. Le voilà deveni, en quelques heures, un hôte encombrant.

 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.