La Commission du bassin du lac Tchad vise le groupe islamiste Boko Haram

Les agents de sécurité évaluent la scène d'un attentat à la bombe du groupe islamiste Boko Haram dans la ville de Kaduna au nord du Nigeria, le 8 avril 2012
© REUTERS/Stringer

Au Tchad, ce lundi 30 avril, le quatorzième sommet des chefs d’Etat des pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) s’est clôturé. La structure regroupe le Tchad, le Cameroun, le Niger, le Nigeria, la Centrafrique et la Libye. La réunion, qui devait discuter de la sauvegarde du lac Tchad, est devenue une réunion de sécurité avec comme principale préoccupation la secte islamiste Boko Haram.

C’est Idriss Deby Itno qui, dès l’ouverture des travaux, a attiré l’attention de ses pairs sur l’urgence d’une force mixte des pays riverains du lac Tchad. « Le bassin du lac Tchad est menacé. Il nous faut une force dissuasive. Nous ne pouvons pas entreprendre des actions de sauvegarde du lac Tchad sans éradiquer cette secte appelée Boko Haram », a déclaré le président tchadien.

Finalement, le sommet a décidé de réactiver la force mixte de la CBLT, Commission du bassin du lac Tchad, une structure créée depuis 1998 mais qui n’a jamais fonctionné. Chaque pays apportera au moins un bataillon bien équipé, ce qui devrait faire environ mille hommes. Le commandement sera nigérian dans un premier temps, pour une durée de six mois.

Dans quelques jours, les ministres de la Défense et les chefs d’état-major du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad se retrouveront à Niamey au Niger pour régler les détails du déploiement de cette force mixte, chargée de combattre Boko Haram.