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Article publié le : mercredi 02 mai 2012 à 06:14 - Dernière modification le : mercredi 02 mai 2012 à 08:15

Mali : l'ex-junte ne remet pas en cause la transition après les combats à Bamako

Les soldats fidèles au capitaine Amadou Sanogo près de l'ORTM, la radio-télévision nationale, à Bamako, le 1er mai 2012.
Les soldats fidèles au capitaine Amadou Sanogo près de l'ORTM, la radio-télévision nationale, à Bamako, le 1er mai 2012.
AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Par RFI

La situation est toujours instable à Bamako. Les tirs à l'arme lourde et légère ont repris cette nuit dans la capitale malienne, après une journée relativement calme. Il s'agirait de la réponse des bérets verts fidèles au capitaine Sanogo après l'offensive menée hier par des éléments de l'ancienne garde du président déchu Amadou Toumani Touré. Suite à ces attaques, le chef des ex-putschistes, le capitaine Sanogo, a déclaré que l'accord conclu sous la médiation de la Cédéao n'était pas remis en cause. L'offensive a fait au moins 14 morts.

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Selon plusieurs sources, le camp de Djikoroni, la base des bérets rouges de la garde présidentielle, est depuis mardi sous le contrôle des soldats de l'ex-junte. Pour l'heure, les hommes du capitaine Sanogo semblent donc bel et bien avoir pris l'avantage sur les bérets rouges qui étaient considérés comme les troupes d'élite du régime Amadou Toumani Touré renversé le 22 mars dernier.

Reste maintenant à faire la lumière sur les véritables raisons de ces affrontements. Certaines sources affirment que ces paras commandos auraient lancé leurs attaques suite à une tentative d'arrestation par des ex-putschistes de l'ancien chef d'état-major particulier d'Amadou Toumani Touré, le président déchu.

Dans le camp du capitaine Sanogo, on estime qu'il s'agit d'une attaque préparée de longue date pour reconquérir le pouvoir. L'offensive des bérets rouges avait pour «objectif l'assassinat» du capitaine Sanogo. Selon le chef d'Etat-major des armées, Ibrahim Dahirou Dembele, « les parachutistes (fidèles à ATT) avec l'appui de mercenaires, devaient dans un premier temps conquérir l'ORTM (la radio-télévision nationale) et l'aéroport (de Bamako) pour permettre l'arrivée de renforts extérieurs ».

En tous cas, les évènements de ces derniers jours risquent de compliquer un peu plus le processus de transition voulu par la Cédéao. L'organisation panafricaine a décidé d'imposer une transition d'un an et de déployer une force ouest-africaine dans le pays. Des décisions pour l'instant rejetées par le capitaine Sanogo et ses partisans qui n'entendent pas être dépossédés de tous leurs pouvoirs.

Le chef de l'ex-junte a cependant déclaré que ces derniers évènements ne remettent pas en cause le premier accord, l'accord cadre conclu le 6 avril dernier avec la Cédéao. Enfin lors de cette déclaration à la radio télévision malienne, le capitaine Sanogo s'est voulu rassurant tout en invitant la population à la vigilance.

Divorce entre bérets verts et bérets rouges

La tension couvait entre militaires depuis le coup d'Etat du 22 mars, le divorce entre bérets verts et bérets rouges est à présent consommé.

Depuis le 22 mars dernier, les bérets rouges ont eu du mal à digérer le putsch qui a renversé leur chef le président Amadou Toumani Touré. Depuis cette date, la tension était vive entre les putschistes du camp Kati et les paras commandos du camp Djikoroni.

Jusqu'à hier on se regardait en chiens de faïence. Alors qui a ouvert les hostilités lundi en fin de journée et pourquoi? La junte parce qu'elle voulait arrêter le chef d'état-major des bérets rouges ou bien ces derniers voulaient-ils tenter un contre coup d’Etat parce qu'ils se sentaient humiliés ?

L'accord cadre qui a mis en place les institutions de la transition a fait la part belle aux putschistes qui ont obtenu les portefeuilles de la Défense, de la Sécurité et de l'Administration territoriale.

Les anciens fidèles d'Amadou Toumani Touré ont-ils craint pour leur sort? Reste que les commandos parachutistes, s'ils sont bien formés et bien équipés, sont en revanche peu nombreux mais surtout ils ne bénéficient pas de soutien. Les soldats du rang qui constituent le fer de lance de la junte les voient comme des privilégiés, les chouchous d'Amadou Toumani Touré qui ont profité des faveurs de l'ancien régime.

Rancoeur, jalousie et ressentiment ont créé l'union sacrée contre eux. Ce qui, hier, les a vraisemblablement empêchés de maintenir leur avantage lorsqu'ils ont tenté de prendre le contrôle de Kati, de l'aéroport et de la radio.

Réactions

Hamadoune Touré, porte-parole du gouvernement de transition, déclare que le gouvernement malien condamne  les violences et qu'il a les moyens de rétablir l'ordre dans le pays. « Le Premier ministre et son gouvernement prennent toutes les mesures appropriées vue de la restauration de la normalité ».

Hamadoune Touré

Porte-parole du gouvernement de transition

Le gouvernement malien regrette ces affrontements meurtriers. Chaque mort malien est un mort de trop. Le pouvoir a les moyens de rétablir l'ordre avec l'ensemble des forces armées et des forces de sécurité pour restaurer la paix dans le pays.

 

02/05/2012 par Zéphyrin Kouadio

Devant ces événements, les habitants de Bamako se sentent déboussolés.

Réactions des habitants de Bamako

Reportage

 

02/05/2012 par Marie-Pierre Olphand

Pour Djibril Basolé, le médiateur burkinabè de la Cédéao, Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, les militaires feraient mieux de se concentrer sur la restauration de l'intégrité territoriale. Il ne croit pas, par ailleurs, que le capitaine Sanogo, qui semblait hier avoir pris le dessus, n'en profite pour se montrer plus intransigeant vis-à-vis de la Cédéao. Il avait fait part de son hostilité à l'envoi d'une force ouest-africaine.

Djibril Bassolé

Médiateur burkinabè dans la crise malienne

Les Maliens attendent beaucoup plus de leur armée pour défendre leur intégrité territoriale plutôt que de se livrer à des batailles pour la gestion du pouvoir.

 

02/05/2012 par Ghislaine Dupont

Selon les autorités burkinabè, une délégation de la junte se rendrait ce mercredi 2 mai à Ouagadougou pour rencontrer le président-médiateur Blaise Compaoré.

Au Tchad, le président Idriss Déby a démenti mardi avoir été sollicité pour une intervention militaire au nord du Mali. Le président tchadien dit n’en avoir pas les moyens et conseille le dialogue et non la force pour préserver l'unité du Mali. Il ne faut pas, dit le président tchadien, que le Mali ne devienne comme le Soudan qui ne connaît toujours pas la paix malgré la scission.

Idriss Déby

Le président du Tchad

Je déconseillerai ceux qui mettraient la force en avant. Il faut convaincre mais pas vaincre.

 

02/05/2012 par Madjiasra Nako

tags: Amadou Toumani Touré - Mali
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(6) Réactions

Qu'est ce que monsieur sanogo

Qu'est ce que monsieur Sanogo et sa troupe font à Kati?
Est ce qu'il se renseigne sur le sort des maliens au nord du Mali?
Voit il l'ampleur et les conséquences de son acte du 22 mars?

LE MAL

Le Mali a perdu son (i) intelligence. maintenant la force est privilégiée malheureusement pas au bon endroit. L'histoire du nord qui bastonne le sud est une chronique que l'on retrouve en plusieurs endroits et à divers moments de l'histoire. les luttes intestines contribuent à faire perdre aux sudistes une partie ou la totalité de leurs territoire. Ce n'est que le début....

PETIT RAPPEL

LE MALI PEUT TANGUER MAIS NE CHAVIRERA JAMAIS. NOS ANCETRES ONT FAIT CE SERMENT, S'Y SONT PLIES, NOUS SERONS FIDELES A CE SERMENT!!!

Mali : l'ex-junte ne remet pas en cause la transition après les

Pour le moment j'ai honte de declarer ma nationalité africaine. Du desordre de cette cathegorie !!! Jamais vu!!!!!
Bandes de farfelues!! vos ennemies vous entendent au Nord du Mali. au lieu de vous entretuer, epargner votre force pour liberer votre pays pris en otage.

Enfin un commentaire

Enfin un commentaire intelligent et pas des insultes inutiles !!

L'Azawad exige le retour à l'ordre constutitionnel au malistan.

Nous condamnons tout usage de la force pour changer un régime consensuel chez nos voisins de Kati, de Koulouba et de l'Ortm les trois entités qu'est devenu le royaume Malistan depuis son éclatement.
Même si la Cedeao essaie des colmatages musclés pour ramener le capitaine Sanogo, la situation reste délicate.
La rébellion ethnique et confessionnelle le tout emballé par la non moins pathétique commune internationale composé de: Jacky Chan le chinois, de Mbarack Obama le Cow boy, de Nico alias le mousquetaire, de Vladimir le terrible et de Cameron le pirate des mers du monde y compris les caraïbes ... . Voila le joli monde qui nous coiffe messieurs dames…
Bon tout cela pour dire que Ado et Blaise les gentlemans de la CD-K-O ce n’est pas des nounours, ils sont intéressés pour "calmer l’arrière cour" et les jardiniers afin que le Business reprenne..., car pour Vladimir-M!bama-et Jus tao c'est le flouss (argent cash...) qui compte…
Donc nous voulons que la "Commune Internationale"(changement de ton.. car parfois ils sont facilement irritables.. la haut.. et comme nous sommes en pleine périodes de stress électorale...l'adrénaline ça monte... la houle des températures...) laisse nos voisins régler leurs histoires sans le trait d'union de Ado et Blaise parce que leurs crédits sont périmés..et puis ils ne sont invités ici chez nous que pour des bals"masqués" ...
Bref régler le sort des 3 royaumes Koulouba-Kati-Ortm avec chacun son roi..ça nous semble osé comme solution proposé par les deux "sages"de la région…..
Bref, vous ne pouvez pas vous calmer un peu au jardin?

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