A l’ouverture du sommet de Dakar, la Cédéao se veut ferme sur la crise malienne

Alors que la situation est encore instable dans certains coins de la capitale malienne Bamako, où des tirs sporadiques ont encore été entendus hier soir, le sommet de la Cédéao s'est ouvert, ce jeudi 3 mai, à Dakar. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest devait uniquement se consacrer à la crise bissau-guinéenne. Mais, vu les circonstances, l’organisation ouest-africaine se penche aussi sur la question malienne.
La conférence a débuté vers midi en présence de l’essentiel des chefs d’Etat de la Cédéao avec, en chefs de file, le président ivoirien Alassane Ouattara, le président sénégalais Macky Sall et le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo, qui ont solennellement, tous les trois, ouvert la conférence.
Ils se sont exprimés d’un ton très grave pour souligner leur inquiétude concernant le Mali. « La gravité des événements au Mali et le rejet de la junte de nos résolutions ralentissent l’élan de la mise en œuvre de nos résolutions », a souligné Alassane Ouattara.
De son côté, le président sénégalais Macky Sall a rappelé que l’objectif de la Cédéao, au-delà de la résolution de la crise politique, est de reconquérir le territoire national soumis à la nébuleuse terroriste. Sur cette lancée, le président sénégalais a souligné que l’efficacité de la Cédéao dépendait largement de ses capacités à déployer ses moyens. Il s'agit d'une allusion explicite à la décision d’envoyer des forces armées au Mali.
Une force africaine mise à disposition du Mali
A l'issue de cette journée, la Cédéao a annoncé la possibilité de l'envoi d'une force au Mali, « dès que le pays en ferait la demande ». Par ailleurs, les chefs d'Etat ont fermement condamné les affrontements entre les différentes forces armées. Elles doivent « se consacrer aux missions régaliennes de défense du territoire et toute personne qui déstabilisera la transition s'exposera aux sanctions », indique le communiqué de presse de l'organisation.
Dans ce communiqué, il est aussi question de la situation en Guinée-Bissau. Les chefs d'Etat ouest-africains exigent « la libération de toutes les personnes encore illégalement détenues », tout en saluant celle, le 27 avril dernier, du président par intérim Raimundo Pereira et du Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati















Réagissez à cet article
(21) Réactions
LE MALI LIT MAL SON AVENIR
Lier la solution de la crise malienne à une éventuelle intervention militaire de la solidarité c'est vraiment rendre complexe une situation qui n'est lisible pour personne. la partition du pays pourrait être un moindre mal.
Patriote
Il faut que la cedeao sache que le peuple malien ne vas ce plier a leur exigence.nous somme tous deriere la junte et nous somme pres a nous saccrifier pour le mali vive la junte vive le MALI
Plaisantins
Pour un malien que je suis, j'estime que la plaisanterie a assez duré. A part débiter des grands discours, boire du thé à longueur de journée, les maliens ne sont capable ni de s'entendre ni de déloger les bandits dans le nord du mali. Alors, avalons notre fierté mal placé et laissons les autres faire ce qu'on peux pas faire. foutez-la paix au monde. ASSEZ,ASSEZ ASSEZ...
TRES HONNETEMENT CHER AMI, JE
TRES HONNETEMENT CHER AMI, JE NE SUIS PAS MALIEN MAIS VRAIMENT JE SUIS TELLEMENT PEINÉ, J'AI TELLEMENT DE DOULEUR QUE JE N'ARRIVE PAS À COMPRENDRE CE QUI A BASCULÉ EN SI PEU DE TEMPS. EN VÉRITÉ JE PENSE QUE TOUS LES PRÉSIDENTS DOIVENT AVOIR LE SOUCI DE PRÉPARER LEUR SUITE. TOUT FAIRE POUR QUE LE PAYS PUISSE SE RETROUVER APRÈS EUX.
NOS ARMÉES DOIVENT MIEUX ÉDUQUÉES AVEC DES HOMMES QUI CONNAISSENT LEUR DÉVOIR ET LEUR RÔLE DANS LA NATION. LES MILITAIRES NE DOIVENT PAS SE MELER DE LA POLITIQUE. J'ai trop de douleur pour le Mali.
Merci cher frere tout à fait
Merci cher frere
tout à fait d'accord avec toi
vive le Mali
Beaucoup de rigolos quand
Beaucoup de rigolos quand même au Mali. Des gens demandent de l'aide et dans le même temps ont des exigences quant à la façon dont il faut les aider. Complètement surréaliste.
Nous ne sommes pas des rigolos.
Vous connaissez mal le Mali. Nous demandons simplement des moyens logistiques et nous commençons à les obtenir Grâce aux PAYS AMIS DU MALI ( France, Chine, Russie) et les moyens financiers (cedeao).Ces aides nous suffiront.Nous avons les militaires qui sont formés maintenant il leur revient de faire le reste du boulot.
L'OTAN malgré ces grands moyens a mis 4 mois pour déloger ces mercenaires de la la libye.Maintenant ils sont chez nous.Et nous feront face.
Soldats de la CEDEAO au Sud et Soldats maliens au Nord
Les maliens doievent comprendre que personne ne va se tuer a leur place, ils doivent aller liberer leurs regions occupees par AQMI, MNLA et Ansar Dine. Si les maliens croient que les soldats de la CEDEAO vont venir faire la guerre a leur place ils se trompent et doivent dire a leur armee de sortir de Bamako et de Kati pour aller reconquerir nos regions Nord. Quelle honte que de croire que la CEDEAO doit envoyer ses soldats faire la guerre a la place des soldats maliens.
Dans ce cas
Dans ce cas a quoi ca sert d'envoyer des soldats Cedeao a Bamako s'ils doivent seulement aller se pavaner dans les rues de la capitale et attendre royalement leurs enormes perdiems? Je prefererais qu'on verse cet argent au gouvernement malien pour soutenir la guerre si ces soldats diplomates (cedeao) ne peuvent pas aller au front.
CEDEAO AU NORD
LE MALI N'A BESOIN DE LA CEDEAO QUE POUR L'AIDER DANS LA CONQUETTE DE SONT INTEGRITE TERRITORIALE
ET RIEN DE PLUS