Sénégal - 
Article publié le : samedi 12 mai 2012 à 07:47 - Dernière modification le : samedi 12 mai 2012 à 10:02

Législatives au Sénégal : le parti de Wade en désaccord avec la coalition « Bokk Guiss Guiss »

Abdoulaye Wade.
Abdoulaye Wade.
AFP / Georges Gobet

Par RFI

Au Sénégal, après la présidentielle de février-mars dernier les acteurs politiques se projettent maintenant sur l’élection législative prévue le 1er juillet. Le PDS, le parti démocratique sénégalais de l’ancien président Abdoulaye Wade aborde cette nouvelle échéance dans une situation de crise. Plusieurs de ses ténors ont marqué leur désaccord avec les orientations actuelles et sont en train de s’organiser au sein de la coalition « Bokk Guiss Guiss ».

Plus les jours passent et plus le fossé se creuse entre les contestataires du PDS et l’ancien président Abdoulaye Wade. La coalition « Bokk Guiss Guiss », « vision commune » en wolof a déposé une liste pour les prochaines législatives différente de celle du PDS.

« Notre ambition, c’est d’obtenir la majorité parlementaire, de devenir la première force politique du Sénégal et de rééquilibrer les pouvoirs en permettant à l’Assemblée de remplir ses missions de contrôle » explique Abdou Fall, ancien directeur de cabinet politique de Wade et l’un des responsables de cette coalition.

Pour y arriver, « Bokk Guiss Guiss » compte sur la surface politique de ses membres. Le président du Sénat, Pape Diop, celui de l’Assemblée, Mamadou Seck, Ousmane Masseck Ndiaye, le président du Conseil économique et social. Plusieurs leaders de cette coalition disposent de fiefs électoraux comme Abdoulaye Baldé à Ziguinchor.

Pour beaucoup, c’est la façon dont Abdoulaye Wade a voulu mettre son parti en ordre de marche, après la défaite, qui a provoqué la rupture. Thierno Lô, ancien ministre du Tourisme ne mâche pas ses mots : « Nous contestons à Abdoulaye Wade le droit de déterminer notre avenir politique après cette défaite à la présidentielle, dit-il, alors qu’il ne peut plus avoir de mandat électif »

« Nous assumons le bilan, poursuit ce leader, nous conservons à Abdoulaye Wade notre amitié, mais nous devions prendre en main notre destin ».

tags: Abdoulaye Wade - Macky Sall - Sénégal
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(2) Réactions

Politique du Mangé

N'est-il pas cela l'attitude générale des politiciens Africains? Hier, ils étaient tous derrière Abdoulaye Wade lorsque ce dernier était encore au pouvoir et il n'y avait même pas de contestations. Maintenant qu'il est déchu, ceux qui l'entouraient en adpetes absolus, prennent leur distance. C'est regretable ce qui ce se passe dans le champ politique africain.

J'espère que ceux qui sont encore au pouvoir reflechiront deux fois de leurs entourages.

N'acceptons pas ces gens au sein des décideurs de la nation

" mais nous devions prendre en main notre destin »."
... C' est d'abord avoir la certitude de retrouver un mandat d'élu, afin surtout d'obtenir une immunité pour toutes les malversations faites alors qu'ils détenaient le pouvoir!

Espérons que les Sénégalais rejetteront ces malveillants, comme ils ont rejeté Wade.

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