Les Anonymous s’en prennent aux multinationales qui exploitent le coltan

Créé en 2003-2004, le collectif des Anonymous se définit comme un mouvement d'«hacktivistes».
© Sean Gallup/Getty Images

Les Anonymous ont de nouvelles cibles dans leur viseur : les multinationales impliquées dans le commerce du coltan, un minerai rare utilisé dans la fabrication des téléphones et des ordinateurs portables. Une grande partie des réserves connues se trouvent en RDC au Nord et au Sud-Kivu. Des hackers se sont attaqués aux sites internet de plusieurs de ces compagnies et les ont bloqués entre le 10 et le12 mai.

L’opération Coltan lancée par les Anonymous s’est déroulée entre le 10 et le 12 mai derniers. Les hackers ont lancé des attaques informatiques sur les sites de plusieurs multinationales impliquées dans le commerce du coltan. Ce minerai est devenu indispensable depuis qu’il entre dans la fabrication de nos téléphones et de nos ordinateurs portables.

Jusqu'à 1 000 dollars le kilo

Le coltan (pour colombite-tantalite) attise les convoitises et devient un enjeu économique de plus en plus crucial, alimentant des affrontements entre milices armées. Ces affrontements concernent les deux régions du Kivu en République démocratique du Congo, deux provinces qui concentrent les trois-quarts des réserves mondiales du précieux minerai.

Les Anonymous dénoncent le trafic du coltan et ses effets dévastateurs. Violences armées, déscolarisation des jeunes qui travaillent dans les mines et déforestation massive. Les appareils électroniques sont omniprésents dans nos sociétés et, de ce fait, le prix du coltan flambe : jusqu’à 1 000 dollars le kilo quand les mineurs congolais ne sont payés que trois dollars, selon l'association.

Quatre multinationales ont fait les frais de ces cyber-attaques : l’Allemand Bayer, le Japonais Sony ainsi que les Coréens LG et Samsung. Et la méthode est rodée : les serveurs de leurs sites internet sont bombardés de requêtes et finissent par être mis hors service. Des quatre entreprises ciblées, seul Bayer a réagi. Le groupe chimique admet que plusieurs de ses sites internet ont été attaqués mais il conteste son implication dans le trafic du coltan. 

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