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Somalie

La force Atalante attaque des repaires de pirates sur la côte somalienne

Miliciens somaliens marchant dans les rues de Baidoa.
© RFI/Stéphanie Braquehais

Un hélicoptère de la force Atalante a frappé mardi 15 mai une base de pirates sur la côte somalienne. Cette opération traduit une volonté affichée de la communauté internationale de lutter plus énergiquement contre la piraterie dans l'océan Indien. Depuis le 23 mars dernier, Atalante est autorisée à s'en prendre aux pirates à terre. L'objectif déclaré est de faire cesser l'activité des bandits des mers en s'en attaquant à leur logistique.

Eyl, Obio, Bara-awé, les repères des bandits des mers sont bien connus, et régulièrement survolés et photographiés par les avions de reconnaissance de la force Atalante (P3, ATL2 ou même Transall). D’où l'idée de frapper les pirates avant qu'ils n'aient quitté leur port d'attache. C'est ce qui s'est passé le 15 mai lorsqu'un hélicoptère de la force européenne a visé plusieurs embarcations sur une plage près de la localité d'Haradheeré.

La force Atalante souligne que seul le matériel était visé, et que ce raid nocturne n'a fait aucune victime. Au départ, ce sont les militaires espagnols qui avaient lancé l'idée d'un blocus des ports somaliens, mais l'idée n'avait pas fait l'unanimité, plusieurs partenaires européens redoutant de voir une opération de surveillance maritime se transformer en mission de guerre.

Alors pour mener cette attaque, Atalante a du obtenir le feu vert des autorités de Mogadiscio et a décidé de ne déployer aucun militaire à terre afin de minimiser les risques. Le 17 avril dernier, selon des témoins, deux avions avaient bombardé une localité côtière du Puntland, une région infestée de pirates. A Paris, l'état-major des armées avait déclaré qu'aucun moyen français n'avait été impliqué dans cette action, alors que le commandement américain pour l'Afrique avait assuré que les bombardiers américains F15 basés à Djibouti depuis septembre n'avaient pas participé à cette opération.

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