Une importante délégation ivoirienne en quête d’investisseurs en Chine


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C’est la plus grosse délégation d’affaires envoyée par la Côte d’Ivoire en Chine depuis 2007. Après Pékin, une quarantaine de patrons d’entreprises et de représentants des institutions économiques ivoiriennes sont à Shanghai ce vendredi 18 mai avant de reprendre l’avion dimanche pour Canton. Objectif : prendre le pouls de la capitale économique chinoise et surtout, trouver des partenaires prêts à investir en Côte d’Ivoire.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

« On commence par faire connaissance, on établi les contacts, on fera le bilan à la fin », confiait ce vendredi matin une source diplomatique ivoirienne. Pékin lundi, Shanghai aujourd’hui, Canton ce samedi, la délégation ivoirienne est venue ici pour faire ses emplettes : des équipements agricoles (l’entreprise Sinochem à été visitée par exemple à Shanghai), des engins de construction ou encore des préfabriqués pour les chantiers.

Tout est à refaire en Côte d'Ivoire et en Afrique singulièrement, donc la Chine est pour nous un marché, un exemple

Raoul Aby
18-05-2012 - Par Stéphane Lagarde

Et puis, surtout, on cherche ici des partenaires pour investir dans tous les secteurs : agriculture, mines, énergie, transports, infrastructures… Au total une cinquantaine d’entreprises chinoises ont déjà été contactées, d’autres vont suivre, notamment pour le volet-import export à Canton.

On parle beaucoup ici par exemple de la téléphonie mobile en milieu rurale. Tout le territoire ivoirien n’est pas encore couvert. Huawei est déjà sur place, d’autres opérateurs chinois comme ZTE pourraient suivre.

Mais encore une fois, il s’agit d’abord de prendre contact. Tous ces hommes d’affaires sont là pour promouvoir la Côte d’Ivoire auprès des Chinois, alors que l’Europe en crise à moins d’argent pour investir.

Beaucoup découvrent aussi le modèle de développement à la chinoise. Le vice-gouverneur d’Abidjan confiait ainsi avoir été très impressionné par le nouveau métro de Pékin entièrement automatisé, et s’étonnait, en revanche, de ne pas pouvoir accéder à Facebook, notamment, du fait de la censure de l'internet en Chine.

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