République centrafricaine : après la dissolution de l'UFDR, les autres forces rebelles attendent leur tour

Les derniers mouvements politico-militaires d'opposition aspirent au programme DDR.
© (CC) Pierre Holtz

L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion centrafricaine présidée par l'opposant Jean-Jacques Demafouth, s'est auto-dissoute après son désarmement total. Le processus aura duré près d'un an dans le nord et le nord-ouest du pays. Le programme DDR, Désarmement, démobilisation et réinsertion (lancé en 2011 par les autorités de Bangui) va désormais s'étendre aux autres rébellions dans le Nord-Est, théâtre de violents combats dans un passé récent.

Si la principale ex-rébellion s’est auto-dissoute, d’autres mouvements politico-militaires également signataires des accords de paix avec le pouvoir de Bangui attendent d’intégrer le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion.

Il s’agit de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). Ces mouvements politico-militaires aspirent au programme DDR.

Les opérations ont tardé à démarrer à cause des violents combats en septembre dernier entre l’UFDR et la CPJP dans la région minière de Brilla à l’Est. Le Conseil national de la médiation, dirigé par Mgr Paulin Pomodimo, a entrepris récemment une campagne de sensibilisation pour préserver le climat de paix observé jusque-là et favoriser le lancement prochain du DDR.