Mali : l’agression du président Traoré unanimement condamnée
Un mauvais coup pour la transition au Mali. Le président intérimaire Dioncounda Traoré a été agressé par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir. Une agression condamnée par son Premier ministre Cheick Modibo Diarra, et par le chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo. Autre condamnation, celle de la Cédéao et d'une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU venue discuter à Abidjan de l'avenir de l'Onuci, en Côte d'Ivoire. L'agression de Diouncouda Traoré est la preuve pour certains diplomates qu'il est temps « d'explorer d'autres voies » au Mali.
L’agression de Dioncounda Traoré aura occupé la plus grande partie des discussions entre les membres du Conseil de sécurité et les représentants de la Cédéao. Adama Bictogo, le ministre ivoirien de l’Intégration africaine et émissaire de la Cédéao condamne cet acte de violence :
« Cet incident nous préoccupe, et cela est même inacceptable. Les acteurs qui ont eux-mêmes rédigé un accord permettant donc le maintien de Dioncounda Traoré, conformément aux décisions des chefs d’Etat, on ne peut pas comprendre qu'aujourd’hui, le président par intérim Dioncounda Traoré ait été agressé au vu et au su des forces de défense et de sécurité du Mali ».
L’hypothèse d’un déploiement militaire à Bamako pour sécuriser les autorités de la transition se précise, et la Cédéao a profité de la présence de la délégation onusienne pour lui demander son appui logistique. Rien n’a encore été décidé mais l’ONU, par la voix du Français Gérard Araud admet que cet évènement marque les limites de la négociation :
« Il nous a semblé que les efforts diplomatiques conduits par la Cédéao, avec beaucoup de courage, avec beaucoup de persévérance et de détermination ont été consentis pour trouver une solution diplomatique fondée évidemment sur le départ de la junte, -je ne veux pas dire qu’ils avaient échoué-, mais en tout cas, qu’ils avaient été mis considérablement en danger par ces derniers développements, et qu’il faudrait peut-être considérer maintenant d’autres voies ».
Réactions de la classe politique
Dans un communiqué largement diffusé à Bamako, l’ex-junte condamne l’agression perpétrée contre le président Dioncounda Traoré. Elle appelle à la tolérance et à la retenue, mais aussi au respect de toutes les actions entreprises pour une sortie de crise, et une transition pacifique.
Depuis la signature d’un accord signé il y a maintenant 48 heures pour définir les règles de la transition, l’ex-junte, s’est pratiquement retirée dans son Quartier général de Kati. Elle ne veut pas paraître comme un frein à la transition. Dans la ville de Bamako, les militaires commençaient même à être moins présents à des endroits. A l’entrée de l’aéroport de Bamako par exemple, l’impressionnant dispositif de sécurité installé à l’époque par les ex-putschistes a été remplacé par une très légère structure militaire.
Le capitaine Amadou Sanogo et ses camarades donnent nettement l’impression en tous cas pour le moment, qu’ils ne veulent pas être un facteur de blocage, dans l’application des accords signés sous l’égide de la Cédéao. Le président de la transition lui-même se porte nettement mieux, selon un membre de sa famille. L’agression dont il a été victime sur son lieu de travail n’a pas entraîné de lésion grave, selon une source médicale.
Mais l’homme a 70 ans, et une évacuation sanitaire vers Abidjan, avait été sérieusement envisagée dans la nuit de lundi à mardi, pour des analyses médicales plus poussée. Elle n’a plus eu lieu.
De son côté, Amadou Koïta, le secrétaire politique du Front du Refus, la coalition des partis opposés au coup d'Etat se dit écoeuré par les violences contre le président intérimaire.
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Dans la rue à Bamako, hier soir, l'agression est globalement désapprouvée, même parmi ceux qui contestent la prolongation de Dioncounda Traoré à la tête de la transition.
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A l'étranger
Le président français François Hollande en marge du sommet de l'Otan à Chicago a condamné également l'agression dont a été victime Dioncounda Traoré. Il appelle au respect du processus politique au Mali. La France, dit le chef de l'Etat, est attentive aux événements en cours au Mali, et plus largement dans toute la zone sahélienne.

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(21) Réactions
qui sème le vent...
un acte condamnable, soit, mais conséquence de l'entêtement des dirigeants politiques et de la dictature de la CEDEAO. A force de vouloir faire coûte que coûte du mali un exemple, ils sont passés à coté de l'essentiel. Il faut être à l'écoute de vos populations, elles doivent être au centre de votre préoccupation, c'est la priorité, ce qui n'est pas le cas sinon ils auraient su qu'au mali, la corruption et l'impunité gangrenant la société, la population réagit très mal aux décisions imposées à caractère obligatoire (a titre illustratif, l'assurance maladie obligatoire, initiative de M. ATT, qui fut un échec simplement du fait de son caractère Obligatoire). L'on en vient à se demander si cette communauté a été mise en place pour les attentes des pays membres ou alors pour répondre aux exigences de la communauté internationale. quoi de plus démocrate ici qu'une concertation nationale ? donner à tout le monde l'opportunité de s'exprimer pour convenir ensemble de quelque chose. Au lieu de ça, ils ont opté pour un homme qui leur permettrait (CEDEAO) de garder la tête haute dans cette histoire, homme dont la population (une bonne partie)savait peu crédible compte tenu surtout de sa participation dans les anciens régimes qualifiés de corrompus...il serait très dommage d'envenimer la situation par l'envoi d'une troupe militaire pour la sécurisation des institutions. Au président de transition et à son gouvernement de se montrer a la hauteur, et je penses qu'ils pourront remonter la pente.
Profonde honte
Après cet acte d'un autre âge, je suis habité par un sentiment de profonde honte et de dégout.Ceux qui ont appeler à marcher et leurs acolytes sont responsables de ce qui est arrivé.On a tous compris qu'il y a des personnes malintentionnées qui veulent installer la chienlit dans ce pays pour leurs intérêts personnels insatisfaits mais les vrais démocrates ne se laisseront pas faire.Honte à eux ces faux patriotes qui n'ont encore posé aucun acte envers les régions nord.Nous ne sortiront point de l'accord signé pour qu'ils arrivent à leurs objectifs obscurs.
Tout sauf Dionkounda!!
Quoi qu'on dise ce qui s'est passé à Bamako est la preuve que Dionkounda n'est pas l'homme qu'il faut pour diriger cette transition. Que les forces de la CEDEAO ou de l'ONU viennent ou pas les maliens n’accepteront jamais une personnes imposée par l'extérieure. Cela est contraire à notre culture et à notre manière de voire les choses. Dionkounda n'est qu'une partie de ATT.
On veut le changement ici, on ne veut pas de ceux qui ont pillé ce pays durant ces dernières années. Il faut que cela se comprennent!! Nous aussi on veut avancer, on veut un espoir pour demain. On ne veut pas n'importe quoi. Le fait de maintenir Dionkounda n'est qu'une solution de facilité que certaines personnes ne voulant pas trop réfléchir ont trouvé comme mieux mais ce qu'ils ne savent pas c'est que les maliens n'accepteront au grand jamais qu'un tel gars deviennent président car il a cautionné tout ce que ATT et sa bande ont fait à ce pays et ça il faut le savoir.
A bon entendeur salut!
Mais où sont passés les Maliens éclairés?
Le Mali n'était jamais descendu aussi bas qu'avec l'apparition de ce capitaine obscur sorti de nulle part.
Pourquoi, les Maliens dignes et responsables ne prennent pas leur responsabilités en remettant ces énergumènes barbares à leur place?
Maliens, réveillez-vous trop c'est trop!!!!!!!!!!!!
MaliWe à l'époque de "l'Afrique sauvage"
Le mali devient de plus en plus ridicule, on a l'impression de nous retrouver à l'etat de nature. Pourquoi "le ridicule capitaine " s'obstine t'il à tout melanger au mali? Même si on aime pas le president par interim, je ne pense pas qu'il faut l'agresser. Où se trouve l'honneur du mali àprès ce incident. Si ces personnes voulant du bien pour ce grand pays devrait se mirer dans une glace, auront-il la conscience de reconnaitre leur sauvagerie?
Tout ceci n'honnore pas l'Afrique
Ce qui s'est passé au Mali est tout s'implement inédit: Une personne physique qui s’en prend à la personne qui incarne l'instance suprême d'une République c'est du jamais vu. Et en tant qu' africain et Nigérien donc Voisin et frère du Mali cela m'écorceur et me révolte. Chers frères et sœurs africains, si nous ne respectons pas nous même nos institutions, comment voudrions- nous que les autres(notamment les occidentaux) les respectent?
D’ailleurs où été passé la garde rapprochée?
Le Naturel Africain revien toujours au galot "bof"
Et dire que nous sommes dans un millénaire où nous parlons de globalisation, de croissance, et bien d'autre chose, pouvant permettre à ce "pauvre!***" continent de respirer enfin un air de développement. Vraiment pauvre Afrique, je fini par être convaincu que je ne cesserai jamais de pleurer rien qu'en te voyant.
Face à une junte qui foule au pieds l’intérêt suprême de la Nation au profit de ses basses besognes! un quelconque couronnement pour un titre hypothétique et sans honneur d'ex-CHEF D'ETAT!!!!! RI DI CU LE. Vraiment si le Ridicule pouvait tuer.
Bref, prompte rétablissement au Président intérimaire Malien Dioncounda et beaucoup de courage car il en a vraiment besoins.
Courage au brave peuple Malien qui traverse cette période difficile par la faute d'une quelconque Junte démesurément ambitieuse.
A bon entendeur!...
Où va le Mali ? Attention Cpt Sanogo et Cheick Modibo Diarra !
Les auteurs de cet acte ignoble et leurs commanditaires (Mariko, Amion Guindo, IBK, Mountaga Tall, Moussa Mara, la minorité des membres de l'ex-CNDRE .... )ont giflé toute la nation malienne en s'en prenant à la première institution du pays. Nous prenons acte et appelons tous les maliens à l'unité pour faire face aux vrais problèmes que traversent notre chère patrie, divisée et exsangue. Que Dieu bénisse le Mali.
Vive le Mali !
Vive la Démocratie !
Vive Pr Dioncounda Traoré, digne fils du Mali.
chaque jour est une vie
Salut mes sœurs et frères,
souvent ils arrive des choses horribles mais seul la patience pourras nous aide oui cet grand Mali tombe aussi bas qu'on ne peut imagine je me demande en réalité que est ce qui nous amener a tous cela nous devont avoir honte de nous meme et chaque fils ou filles du pays doit ce posé la question demandant pardon a Dieu aussi demandont pardon les uns au autres que DIEU nous guide monsieur dioncounda traore vous ne devez pas quite la tete du pays car la majorite qui ne parle pas veut la paix la tranquillité alors prend ton mal en patience et faire évité le mali d'un accident l'histoire retiendra toute
Réaction
Il faut donner à l’Armée les moyens en matériel terrestre et aériens pour repousser les rebelles, car il faut se méfier de ces bandits sans foi ni loi. Ils veulent conquérir le Mali. le Sénégal, le Burkina et la Côté d'Ivoire ,comme en 732