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RDC: la Monusco accusée de faire du «tourisme» au Nord-Kivu

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Que fait la Monusco à l’est du Congo ? La question fait à nouveau débat après les révélations, mercredi 23 mai, de la société civile du Nord-Kivu faisant état de 100 morts en une semaine parmi les civils des zones de Walikalé et du Masisi. La force de paix des Nations Unies se retrouve souvent sur la sellette pendant les épisodes violents comme en ce moment dans le Nord-Kivu.

La Monusco se défend des accusations dénonçant son inaction. Elle explique que les zones concernées par ces violences sont très difficiles d’accès et que la surveillance se fait surtout par hélicoptère. Son porte-parole, Manodje Monoubai, ne confirme pas ces massacres de civils. « Jusque là, ce ne sont que des allégations. Nous n'avons pas vraiment de preuves sur ce chiffre. Il y a certainement eu des tueries, mais le chiffre de 100 [morts] n'a pas encore été vérifié », assure-t-il.

L'Unicef condamne les tueries d'enfants au Nord et au Sud-Kivu Berta Travieso, chef du bureau de l'Unicef pour le Sud-Kivu 11/10/2013 - par Zéphyrin Kouadio écouter

Une enquête de terrain sera menée, dit la Monusco. Pour sa part, le Colonel Diop, porte-parole militaire, réaffirme l’engagement dans la protection des civils. Il donne pour preuve une action menée quatre jours plus tôt dans la zone de Walikalé : « Le 20 mai 2012, des hélicoptères d'attaque de la Monusco, ont déclenché des tirs dissuasifs en vue de prévenir toute menace sur les populations civiles dans la zone par les Maï-Maï Cheka et ainsi assurer leur protection ».

Les accusations de passivité pleuvent sur les Nations unies à chaque épisode violent. Récemment, un député de la majorité a accusé les casques bleus de faire du tourisme dans l’est. Une insulte à l’égard de nos hommes et des pays qui les envoient, a répondu la Monusco.

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