Tunisie: à Jendouba, les violences des salafistes créent un climat d'insécurité - Afrique - RFI

 

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Dans un discours prononcé devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée «place de la révolution», le lieutenant-colonel Zida a annoncé la suspension de la Constitution. Mais il ne s'exprime pas au nom du chef d'état-major, proclamé chef de l'Etat un peu plus tôt dans la journée. Une partie de l'armée semble ne pas reconnaître l'autorité du général Traoré. Le lieutenant-colonel Zida est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle.

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Tunisie: à Jendouba, les violences des salafistes créent un climat d'insécurité

media

En Tunisie, une quinzaine de personnes ont été arrêtées après des violences provoquées ces derniers jours par des groupes salafistes. Des islamistes ont incendié des postes de police et des bars dans le gouvernorat de Jendouba, dans le nord-ouest du pays.

Le commissariat et la sûreté générale de Jendouba portent les traces d’un incendie, après une attaque samedi 26 mai à coups de pierres et cocktails Molotov. En riposte, les forces de l’ordre se sont limitées au gaz lacrymogène, sans parvenir à stopper les violences étendues au centre-ville, comme le déplore ce policier : « La hiérarchie ne nous donne pas les consignes pour agir. nous nous smmes sentis paralysés ».

Un hôtel a aussi été ravagé par les flammes. De ses stocks d’alcool, il ne reste que des débris de verre. Selon le personnel, les agresseurs portaient des cagoules et des bandeaux salafistes. Ils auraient été suivis par des pilleurs, des adolescents, explique un responsable de l’établissement.

« Au moment où il y a eu l’incendie, il y avait trois fourgons bourrés de policiers. Ils sont venus juste pour voir ce qu’il y a, sans que personne ne mette le pied à terre. Le système juridique, le système policier, on n’a plus confiance. Au stade où nous sommes, je pense qu’on va directement dans un conflit de règlement de comptes ».

Depuis, le ministère de l’Intérieur assure qu’une quinzaine de personnes ont été arrêtées. Mais la sécurité a seulement été renforcée autour du siège de la sûreté. Insuffisant pour certains habitants, qui ne se sentent plus protégés.

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