Republier
RDC

Kinshasa prépare activement le prochain sommet de la Francophonie

Le dernier sommet de la francophonie s'était tenu à Montreux, en Suisse, en octobre 2010.
© AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

A Kinshasa, on prépare le sommet de la Francophonie prévu en octobre 2012. C’est la première fois qu’un événement international d’une telle ampleur aura lieu en RDC. Une quarantaine de chefs d’Etat est attendue dans la capitale. Mais les dernières élections ont soulevé de multiples et sévères critiques. A tel point que beaucoup se demandent si certains ne vont pas bouder l’événement, en l’occurrence on parle beaucoup de François Hollande. Mais mardi 29 mai, l’ambassadeur de France en RDC a démenti une quelconque volonté de boycott.

Avec notre correspondant à Kinshasa,

Viendra ? Viendra pas ? La rumeur d’une hésitation de François Hollande à participer au sommet de Kinshasa parcourt la capitale de la RDC depuis plusieurs semaines.

Hier soir, l’ambassadeur de France a fait une mise au point, dans un débat en public à l’Institut français de la Gombe. Pour Luc Hallade, rien n’a été décidé à ce stade. Mais selon lui, on penche plutôt pour une participation : « Il n’y a pas de mise en cause à ce stade, de quelque participation que ce soit. J’ai simplement consulté son cabinet, qui m’a répondu que la ligne était la même que celle que je défends, c'est-à-dire de soutenir effectivement une participation au plus haut niveau, de notre Etat, comme des autres Etats j’espère. »

De son côté, le président du comité de l’organisation du sommet, l’historien congolais Isidore Ndaywel, ne croit pas à un boycott. Il faut venir, selon lui, même pour critiquer : « Je n’ai aucune inquiétude sur la participation des pays du nord, spécialement de la France, parce que je crois qu’il est important que les amis du Congo viennent ici massivement soutenir les efforts en cours, conseiller délicatement, faire remarquer ceci et cela… C’est ça qui fait qu’il y a une avancée. »

Les inquiétudes sur le sommet sont plus matérielles que politiques. Les Kinois se demandent si la route de l’aéroport, complètement défoncée en ce moment, sera prête dans quatre mois et s’il y aura assez de chambres d’hôtel pour les 3 000 délégués attendus.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.