Mali : information judiciaire contre des militaires proches de l'ex-président Amadou Toumani Touré

Le parquet de Bamako a ouvert une information judiciaire contre des militaires dont de hauts gradés proches de l'ex-président Amadou Toumani Touré
© Guillaume Thibault/RFI

Une information judicaire a été ouverte le 31 mai par le parquet de Bamako. La procédure vise une dizaine de militaires maliens, dont des hauts gradés, en lien avec les attaques menées fin avril-début mai à Bamako par des forces fidèles au régime déchu contre l'ex-junte. Cette information judiciaire est ouverte «pour atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat par l'emploi illégal de la force armée, association de malfaiteurs, assassinats, coups et blessures volontaires, vols et détention illégale d'armes de guerre, et complicité», a expliqué le procureur de la République, Sombé Théra, dans un communiqué.

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Le procureur de la République Somba Théra qui a annoncé l’ouverture de l’information judicaire, a insisté sur le respect de la procédure. En clair, il veut notamment éviter un procès bâclé. Il veut aussi s’assurer du respect des droits de la défense.

Dix-neuf avocats sont pressentis ou ont déjà été constitués. Parmi leurs clients aux arrêts, (une dizaine), figurent un général, ancien chef d’état-major particulier de l’ancien président Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars dernier.

Autre visage connu, celui du colonel Abdoulaye Cissé, chef de la région militaire de Sikasso, localité située au sud de Bamako. Il y a également le commandant Malamine Konaré, fils d’un ancien chef d’Etat du Mali.

C’est l’affaire baptisée ici « béret rouge contre béret vert » qui refait surface. On se souvient que fin avril-début mai, des coups de feu avaient paralysé la ville de Bamako. D’un côté les bérets rouges, de l’ex-garde présidentielle, de l’autre, les bérets verts, présentés comme les partisans du chef de l’ex-junte, le capitaine Sanogo.

Les premiers contrôlent un moment l’ORTM, la radio-télévision malienne, et des artères de la capitale, avant d’être délogés par les bérets verts. Ces derniers ont tout de suite après les faits parlé de tentative de contre coup d’Etat, tout en précisant que des mercenaires étrangers faisaient partie des assaillants.

Mais pour le moment, aucun étranger ne figure parmi les personnes présentées devant la justice.

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