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Article publié le : lundi 04 juin 2012 à 05:48 - Dernière modification le : lundi 04 juin 2012 à 06:13

RDC: la mutinerie à l'est, une initiative rwandaise ?

L'armée congolaise patrouille à Jomba, dans le Nord-Kivu, le 19 mai 2012.
L'armée congolaise patrouille à Jomba, dans le Nord-Kivu, le 19 mai 2012.
AFP PHOTO/PHIL MOORE

Par Bruno Minas

Selon plusieurs enquêtes menées actuellement par les autorités congolaises et par les Nations unies, la mutinerie en cours d’une partie de l’armée nationale, qui a déjà causé de nombreux drames humains et des déplacements massifs de population, serait activement soutenue, notamment en hommes, depuis le Rwanda. Voici les premiers éléments de ces enquêtes que RFI a pu rassembler.

À ce jour, au moins cinquante et un combattants de nationalité rwandaise se sont rendus aux autorités en RDC. Vingt-quatre sont hébergés dans le camp de la force de paix des Nations unies, la Monusco, à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu ; treize autres sont entre les mains de l’armée régulière (FARDC), et enfin quatorze qui étaient arrivés à la Monusco le 17 mai dernier ont disparu, probablement reconduits en toute discrétion au Rwanda.

Lundi 28 mai 2012, la fuite d’un rapport confidentiel de la Monusco faisait état des premiers onze jeunes Rwandais, dont un mineur, qui avaient déserté le mouvement rebelle M23, composé à priori de déserteurs congolais. L’armée FARDC a lancé une vaste offensive contre le M23 dans les collines autour de la ville frontalière de Runyioni.

Mardi 29 mai, le Rwanda a vivement démenti avoir envoyé des hommes sur le sol congolais. Le lendemain, la Monusco a prudemment déclaré que « les autorités rwandaises ne pouvaient pas être mises en cause ». Le gouvernement congolais a lui aussi adopté un profil bas, évitant toute surenchère à l’égard de son voisin. « Ce sont des individus qui se déclarent Rwandais, mais nous n’en avons pas la preuve », affirmait samedi le ministre porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

Des témoignages accablants pour le Rwanda

Les onze premiers à s’être rendus à la Monusco ont été interrogés les 29 et 30 mai derniers par des officiers congolais et rwandais à l’intérieur du camp de l’ONU à Goma, en présence de témoins membres de la force des Nations unies.

La RDC et le Rwanda entretiennent depuis 2009 une commission conjointe qui vient d’être réactivée, mais elle pourrait faire long feu au vu des réponses à ces interrogatoires, accablants pour le Rwanda. Les résultats de ces auditions ne laissent en effet plus de doute sur le caractère systématique du recrutement et de l’envoi de ressortissants rwandais vers la RDC, où ils combattent l’armée régulière aux côtés des mutins.

Ces Rwandais ne sont pas des soldats professionnels. Ils sont jeunes, à peine vingt ans, de milieu rural défavorisé, recrutés pour la plupart dans les collines de Mudende, à quelques kilomètres de la frontière congolaise.

Plusieurs témoignages de ces jeunes Rwandais ramènent à un personnage : un bouvier - un gardien de vaches - qui joue le rôle d’agent recruteur dans la région de Mudende. Il approche les jeunes désoeuvrés des villages et leur dit « qu’il y a de l’embauche dans l’armée rwandaise ». Quand il rassemble suffisamment de volontaires, il organise lui-même le transport par autobus, et les recrues sont rassemblées à Kinigi, à l’entrée d’un parc naturel célèbre pour ses gorilles.

Leurs effets personnels, cartes d’identité, téléphones portables et argent liquide rwandais sont confisqués. De là, privés de toute identification, ils partent en colonnes à pied vers la forêt de Runyioni, subissant au passage une formation militaire sommaire ; et ils se retrouvent en territoire congolais.

De nombreuses désertions

Runyioni est la place forte des mutins du M23. Ils y tiennent deux collines frontalières du Rwanda que les FARDC s’efforcent de reprendre depuis plusieurs semaines. C’est la plupart du temps en fuyant les bombardements que les jeunes recrues se sont rendues à la Monusco ou aux FARDC. Beaucoup auraient réussi à rejoindre leurs villages, d’autres seraient encore en train d’errer dans cette région forestière.

L’un des rescapés de cette fuite a raconté avoir croisé au moins une soixantaine de jeunes en train de fuir. « Arrivés à Runyioni, nous avons vu des militaires blessés », a-t-il dit aux enquêteurs. « Nous avions peur, nous étions démoralisés, nous n’avions à manger que quelques pommes de terre ». « Au début, on nous employait à chercher de l’eau et du bois, à porter des caisses de munitions, et installer les bâches des bivouacs, mais quand les bombardements ont commencé, il fallait que l’on aille sous le feu récupérer les blessés dans les trous de fusiliers ».

« On m’a envoyé chercher des bambous pour confectionner des brancards », déclare l’un d’eux, « j’en ai profité pour m’échapper en longeant une rivière ». Après deux jours de marche, certains de ces jeunes en fuite ne savaient plus s’ils se trouvaient au Congo ou au Rwanda quand ils sont arrivés à proximité d’un camp de la Monusco à Rugari (RDC).

Interrogés par les enquêteurs congolais et onusiens sur les raisons de cette guerre, ces jeunes recrues ne savent pas grand-chose. « On nous a dit qu’il fallait que l’on défende ceux qui parlent notre langue, que le gouvernement congolais combattait la langue rwandaise, et que nous devions nous battre pour la protéger ».

« Une agression préméditée »

Tous ont entendu dire que leur « grand chef » était le général Bosco Ntaganda, et qu’il leur rendrait visite à la fin de leur formation, mais ils déclarent ne l’avoir jamais vu. Bosco Ntaganda, recherché pour crimes de guerre par la CPI, a longtemps été protégé par les autorités congolaises, avant de prendre le maquis.

Le nom d’un autre chef du M23 présent à Runyioni est souvent cité : le Major Rukara. Mais « aucun major Rukara ne figure dans les registres de l’armée congolaise », affirme une source militaire, ajoutant qu’il s’agit probablement d’un officier venu « d’un pays voisin ».

Un autre élément trouble les enquêteurs congolais et onusiens : les premières défections des proches de Bosco Ntaganda au sein des FARDC datent du 9 avril dernier. Or, plusieurs des recrues rwandaises déclarent avoir été acheminés sur le territoire congolais dès le mois de février. « C’est la preuve d’un plan minutieusement préparé de longue date, une infiltration pour une agression préméditée », dit un responsable qui tient à garder l’anonymat.

Plus troublant encore : les FARDC affirment détenir, à Goma, neuf anciens miliciens des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) qui auraient rejoint le M23, après avoir été désarmés et rapatriés au Rwanda par la Monusco. Ce groupe rebelle a été constitué à l’origine par d’anciens militaires des Forces armées rwandaises, accusés d’avoir perpétré le génocide de 1994, avant de fuir vers le Congo lors de l’arrivée au pouvoir du président Kagamé. Les FDLR – théoriquement en lutte contre le régime de Kigali – mènent cependant leurs actions meurtrières uniquement sur le territoire congolais. Ce mouvement est en principe le pire ennemi du Rwanda.

L'ingérence rwandaise, un secret de polichinelle

Le gouvernement congolais sera-t-il amené à hausser le ton vis-à-vis de son voisin ? « C’est très difficile », avoue un conseiller ministériel. « Pour cela, il faudrait que nous soyons bien épaulés par la communauté internationale ». « Le régime rwandais bénéficie de beaucoup de soutien, bien plus que nous », ajoute-t-il.

La Monusco prendra-t-elle une initiative pour stopper cette ingérence qui met en péril la paix qu’elle essaie difficilement de préserver depuis plus de dix ans ? L’opinion congolaise en doute. Depuis 1994, l’ingérence rwandaise à l’est est un secret de polichinelle.

Que vont devenir ces dizaines de jeunes enrôlés entraînés malgré eux dans une guerre qui ne les concerne pas ? En toute logique, ils devraient être rapatriés. C’est d’ailleurs leur souhait. « Mais nous avons peur », déclarent-ils aux enquêteurs. « Ceux qui nous ont recrutés et qui ont confisqué nos papiers pourraient se venger, après tout ce que nous avons révélé à la Monusco ».

Le recruteur-gardien de vaches de Mudende aurait beaucoup travaillé, si l’on en croit les témoignages. Il aurait enrôlé une centaine de jeunes. Ces derniers révèlent aussi que le propriétaire du troupeau est un gradé de l’armée rwandaise.

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(72) Réactions

haine éternelle entre congolais et rwandais tutsi

je regrette beacoup! Le congolais et le rwandais jadis amis aujourd'hui ennemis! Ce que fait les rwanda en rd congo a engendré une haine terrible que seul Dieu peut changer en amour. Aujourd'hui le rwanda mené par kagame a le dessus, demain ce sera le congo! Et ainsi de suite. La communauté internationnale ne voit pas ca? Souvenez-vous qu'au rwanda, les hutus ont regnés pendant longtemps après avoir massacré les tutsi, aujourd'hui ce sont les tutsi qui regnent après aussi avoir massacré le hutus! Les hutus se préparent, ils reviendront! De même, les congolais se préparent, ils vont venger les millions de congolais que les tutsi ont tués! Si vous ne me croyez pas, fais un sondage auprès des congolais, vous verrez que 99% de congolais détestent et veulent se venger des tutsi! Rassurez-vous les occidentaux ne seront pas toujours là pour défendre les tutsi! Ils auront aussi leur problème a eux. Que les tutsi se reviennent à eux! Que feront-ils contre deux ennemis, congolais et hutus, quand les occidentaux vont les lachés? A suivre.

Le silence du gouvernement congolais

Deux rapport de l'ONU accuse les autorités Rwandaise mais le gouvernement congolais ne dit rien?
d' abord rappelons que le ministre rwandais de la défense Mr. James KABAREBE était de 1997 à 1998 chef d'état major général des armées congolaise; Bosco NTANGADA citoyen rwandais était bombardé en 2008 général d'armée congolaise; Nkundabatware officier du front patriotique Rwandais était lui aussi devenu par la même magie officier supérieur congolais. Tout ceci montre comment le Rwanda dirige le Congo, en plaçant des hommes au sommet de l'Etat: Dans l'armée, les services spéciaux et administration avec un but précis de paralyser l'appareil d'Etat congolais. Voila pourquoi le Congo n'a toujours pas d’armée professionnelle par exemple car les frontières du congo doivent rester perméable. la CPI et la communauté international n’attendez pas la réaction du gouvernement congolais avant d'agir. agissez maintenant car vous assistez à un génocide.

Chers compatriotes, soyez

Chers compatriotes, soyez responsables, comment voulez-vs que la CPI,ONU,UE... viennent ns aider a organiser notre cher pays? Pensez-vs qu'ils ns aiment ou ils aiment leurs interets (notre richesse du sous-sol) l'Etat congolais doit etre responsable sinon personne etranger ne va resoudre les problemes de RDC.Le pays avec richesse du sous-sol sont tjrs malheureux (Nigeria,Pays arabes, RDC...)

TUTSI ou BANTU

A Tous les TUTSI, n'usons pas de la facilité des moyens actuels de télécommunication pour creuser des fosses de haine entre nous.
À tous les BANTU, je ne pense pas que le langage de l'animosité résolvera le problème.
"Mokili mbaga ya ntaba".
Nos voisins RWANDAIS doivent comprendre qu'aujourd'hui, la communauté internationale les soutient dans leur quête d'expansion injuste au prix des millions de morts Congolais.
Mais demain, le cycle risque de tourner à la faveur des Congolais qui bénéficierons d'un appui des mêmes impérialistes pour renverser la situation.
Aucun peuple ne peut se prévaloir d'une supériorité absolue sur un autre, car l'histoire nous a démontré le contraire à plusieurs reprises.
L'armée Rwandaise n'est extraordinaire en rien sauf que la géopolitique régionale joue en leur faveur pour le moment.
Il ne sert à rien de couver la haine entre deux peuples voisins.
Une chose est vraie, de 1998 à ces jours, la plupart des Congolais, nous n'aimons plus les TUTSI à tort ou à raison.
Mais jusqu'à quand devrions-nous nous regarder en chiens et chats? Arrêtons de servir des interets impérialistes afin de faire du NOIR une race respectable car les blancs ne se tuent pas pour les NOIRS.

comprendre le probleme puis en chercher la resolution

mon frere/soeur si au moins les autres pouvaient voir le probleme de cet angle, je pense que les choses peuvent changer, il ne s'agit ni de rwandais ni des congolais, ni tutsi, ni hutu, ni bantu, ni amite, ni nilotyque,ni noir, ni blanc, ni rouge, ni jaune ni je ne sais quoi, mais il s'agit d'un groupe d'individu rempli de cupidité et pret a tout pour leur interet (la richesse et le povoir). seul un changement de mentalité de l'ensemble peut nous amener a quelque chose de positivement durable.

mon frere/soeur si au moins

mon frere/soeur si au moins les autres pouvaient voir le probleme de cet angle, je pense que les choses peuvent changer, il ne s'agit ni de rwandais ni des congolais, ni tutsi, ni hutu, ni bantu, ni amite, ni nilotyque,ni noir, ni blanc, ni rouge, ni jaune ni je ne sais quoi, mais il s'agit d'un groupe d'individu rempli de cupidité et pret a tout pour leur interet (la richesse et le povoir). seul un changement de mentalité de l'ensemble peut nous amener a quelque chose de positivement durable.

LE RWANDA A PEUR DE LA RDC

Je viens de lire les commentaires de rwandais, beaucoup d'entr'eux se moquent des congolais, franchement c'est décevant de voir que l'hospitalité du peuple congolais lui coute les yeux de la tête et les moqueries. Une seule chose que je vous demande et de dire à votre président d'accepter la présence des ses hommes officiellement; et là je croirai à la puissance de l'armée rwandaise mais si votre gouvernement continue à démentir les info de la présence rwandaise sur le sol congolais donc LE RWANDA A PEUR DE LA RDC , voilà la vérité, parce que celui qui est fort ne se cache pas

Monsieur Tinda vous avez

Monsieur Tinda vous avez raison: le Rwanda a peur de la RDC. Sauf que nous sommes entre adultes, et que ce forum internet n'est pas une cour de récréation d'école primaire.

il y a quelque chose qui

il y a quelque chose qui étonne lorsqu'il s'agit des relations entre deux voisins que sont le Congo et le Rwanda. L'animosité. Jamais de sérénité. Enfin peuple congolais prenez votre destin en mains et cessez de gémir. On comprend votre envie de tout mettre sur le dos du Rwanda voisin et parfois le ressentiment que vous éprouvez, mais ne comptez sur Personne d'autre pour résoudre vos problèmes. Un bon diagnostic de la maladie C'est déjà le début de la guérison. Ni les belges ni les Français ou les Américains ne résolvent les problèmes des peuples s'ils ne prennent pas leur destin en mains et c'est valable pour tous. On peut être soutenu ou combattu mais en fin de compte c'est le résultat qui compte. Pour le moment c'est plutôt catastrophique aussi bien politiquement, économiquement,et aussi en matière de sécurité et d'intégrité territoriale. Il n'y a pas de prétexte qui tienne. Il est plus que temps de se ressaisir.

Un jour les congolais reglerons le probleme rwandais

Un jour les congolais réglerons le problème rwandais

Depuis 1996, le Congo est victime d'une agressions rwandaise avec la complicité de la Belgique, des États-Unis, de l'Angleterre et des multinationales canadiens. La naïveté des congolais leur a fait croire tantôt que le problème était exclusif a l'Est, tantôt que la France pourrait leur être d'un grand secours ou mieux que la solution pourra venir de l'extérieure.
On a vu la fourberie et l'immoralité de Sarkozy nous a mené. Nous vivons nous même les résultats d'une approche non violentes des politiques tshisekedistes nous mènent face a un gouvernement congolais qui travaillent pour l'intérêt du Rwanda. Les rwandais sont en train d'humilier les congolais partout a travers le monde. Leur mensonge connu, est tolère parce qu'il justifie le pillage autorise des richesses du Congo par certaines puissances mal intentionnées. Mais les congolais s'ils font semblant d'être timides ou endormis, ils se treuillerons un jours et personne ne les empêchera d'établir la démocratie a n'importe quel prix au Rwanda. Ce ne sera que juste réparation

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