Madagascar : l’or rose menacé par un embargo européen ?

La crevette, l'une des principales sources de revenus à l’exportation pour Madagascar.
© Jim Simmen /Getty Images

Y a-t-il une menace d'embargo sur les crevettes roses de Madagascar ? L'Union européenne a dépêché une mission vétérinaire dans le pays, pour tenter d'évaluer la dangerosité d'un virus mondial dit du « point blanc », qui touche aujourd'hui les crevettes de Madagascar. Cette mission coïncide avec la signature le 7 juin d'un protocole de bonne gouvernance du secteur pêche entre Madagascar et justement l'UE, un accord d'autant plus crucial que cette dernière importe 90% de la pêche malgache. La mission des vétérinaires européens doit s'achever dans une dizaine de jours, et en attendant, Madagascar comme l'UE, se veulent rassurantes.

La perspective d'un embargo européen sur les crevettes roses, fait peur. Ces crevettes à elles seules,  représentent 61% des produits de la mer malgache exportés vers l'Union européenne, et pour l'Etat malgache, c'est plus de 35 millions d'euros de revenus, par an.

Madagascar est l'un des derniers pays du monde à avoir été touché par le virus dit du « point blanc » sur ses crevettes. Selon le Premier ministre Omer Beriziky, les techniciens malgaches seraient déjà en train de traiter ce virus : « La maladie est en train d'être éradiquée. La discussion avec les vétérinaires de l'Union européenne est en cours. Nous pensons que si les mesures s'avèrent efficaces, le spectre de l'embargo ne sera pas pour Madagascar ».

Les vétérinaires européens, c'est l'OAV, l'Office alimentaire et vétérinaire de l'Union européenne. L'ambassadeur de l'UE à Madagascar Leonidas Tezapsidis veut dédramatiser cette visite de l'OAV. « Ce n'est pas vraiment, dit-il, pour vérifier. Evidemment ce virus est très important mais ce n'est pas le point central de leur mission. Actuellement, ils sont en train de visiter différentes parties du pays parce que ce qui les intéresse évidemment c'est la santé humaine et la vie des consommateurs de l'Union européenne ».

Cette mission de l'OAV doit s'achever dans une dizaine de jours. Des sources vétérinaires internationales indiquent qu'en théorie, un embargo sur les crevettes roses n'est pour l'instant pas à l'ordre du jour. Le virus du « point blanc » ne serait pas transmissible, à l'homme.

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