Libye / CPI - 
Article publié le : dimanche 10 juin 2012 à 04:10 - Dernière modification le : dimanche 10 juin 2012 à 09:00

Libye : la CPI demande la libération immédiate de ses quatre membres

Seif al-Islam, quelques heures après sa capture, le 19 novembre 2011, à Obari en Libye.
Seif al-Islam, quelques heures après sa capture, le 19 novembre 2011, à Obari en Libye.
REUTERS/Ammar El-Darwish

Par RFI

La Cour pénale internationale demande la libération immédiate de quatre membres de son personnel retenus en Libye. Parmi eux figure l'avocate australienne Melinda Taylor, arrêtée et assignée à résidence. Elle défend Seif al-Islam, visé par un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité. Les autorités libyennes lui reprochent d'avoir tenté de faire passer des documents à son client, des documents qui représentent un danger pour la sécurité de la Libye, selon le représentant du pays, à la CPI.

 

 

L'affaire est digne d'un roman policier. Elle commence mercredi dernier lorsqu'une délégation de la Cour pénale internationale se rend en Libye. Sa mission : rencontrer Seif al-Islam Kadhafi, notamment pour discuter avec lui de l'option de désigner un avocat de son propre choix.

Actuellement, le fils du colonel Kadhafi est représenté par Xavier-Jean Keïta, chef du Bureau du conseil public pour la défense et désigné d'office par la Cour. Il est assisté par l'avocate australienne Melinda Taylor comme co-conseil.

Mais tôt jeudi matin, leur mission tourne au vinaigre. Le représentant à la CPI de la Libye, Ahmed al-Jehani, annonce à Tripoli que l'avocate australienne est arrêtée pour avoir tenté de remettre à son client des documents qui « représentent un danger pour la sécurité de la Libye ».

Quelques heures plus tard, le commandant de la brigade de Zenten où est détenu le fils du colonel Kadhafi confirmait qu'une « infraction à la sécurité » avait eu lieu pendant la visite et que l'avocate était détenue pour les besoins de l'enquête. En fait, il s'agit d'un bras de fer entre la Libye et la CPI qui se disputent le droit de juger le fils du colonel Kadhafi visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité.

Hier samedi, dans un communiqué, le président de la CPI a exigé « la libération immédiate de tous les membres du personnel détenus », et ajouté « Nous sommes très préoccupés par la question de la sûreté de notre personnel, en l'absence de tout contact avec eux ».
 

tags: Justice internationale - Libye - Mouammar Kadhafi
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(2) Réactions

Finalement où va ce monde?

Finalement où va ce monde? Les méchants remplacent les méchants au nom de la justice et de la democratie.
Qui ne sait pas que ces nouveaux dirigeants lybiens sont en pleine vengeance. S'ils veulent une justice neutre, qu'ils le livrent à la CPI.
Déjà avoir reproché à Kadhafi des tortures, et vous prenez les gens pour couper leurs doigts ou les bastonner parce qu'ils ne raisonnent pas comme vous.

OCAMPO, le fossoyeur de la CPI

Tu as eu un ex-président LG, çatesuffit pas! Il faut qu'à quelques jours de la fin de ton mandat que tu te fasses encore remarquer et entendre en l'ouvrant pour Al-Bashir et en insistant pour que Saif Al-Islam soit renvoyé devant la CPI. Si les Lybiens disent qu'ils peuvent le juger, laissez-le le juger. Je sais que vos morts à vous les blancs (Lockerbie, UTA...) semblent toujours valoir mieux que ceux des autres peuples mais n'est-ce pas le peuple lybien qui a souffert sous Gaddafi? N'est-ce pas eux qui ont été les premières victimes? De quel droit voulez-vous rendre justice en leur nom, surtout s'ils se disent capables de le juger? Vous en faites quoi du principe de la complémentarité? Quand Saddam a été exécuté à l'issue de son procès au TSI, pourtant une autre juridiction internationale, pourquoi est-ce que les dépositaires de la justice que vous êtes, les occidentaux, ne vous êtes pas offusqués du verdict de peine de mort? Pourquoi est-ce que vous avez accepté d'être la marionnette du conseil de sécurité. M.Ocampo? Si encore la CNT refusait de juger Saif, je comprendrais mais là, vous n'agissez même pas dans l'intérêt de la CPI. Vous avez décrédibliser cette institution en vous faisant voir partout et en politisant à outrance votre poste. Aurevoir, M. Ocampo; vous n'avez pas servi l'institution que vous représentez! C'est votre faute si ces 4 personnes sont présentement en détention à Tripoli. Après ça, quel autre pays n'hésitera pas à malmener des représentants de la CPI? Homme têtu que vous êtes!

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