La France veut accélérer l'exploitation d'uranium au Niger


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Lors d’une rencontre de plus d’une heure, lundi 11 juin, François Hollande et Mahamadou Issoufou ont largement abordé la situation au Mali, la menace islamiste et la santé du président malien par intérim Dioncounda Traoré. Mais cet échange était aussi l’occasion de parler de l’exploitation d’uranium au Niger par le groupe nucléaire français Areva.

Ils sont d’accord : le président français François Hollande et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou ont souhaité qu'à l'avenir, les intérêts économiques mutuels des deux pays soient préservés. Ce qui passe par le maintien de l'exploitation de la mine géante d'Imouraren, qui devrait permettre de produire 5 000 tonnes d'uranium par an.

Prévu pour 2014, le début de cette exploitation pourrait même être accélérée assure François Hollande :

Tout ce qui est fait pour le développement et pour l’activité doit être réalisé dans les meilleurs délais.
François Hollande
11-10-2013 - Par Boniface Vignon
Président de la République française

Il a rappelé par ailleurs que toutes les entreprises françaises devaient veiller à ce que leurs intérêts et leurs employés ne soient pas mis en danger, alors que six Français sont toujours retenus en otage au Niger, quatre depuis septembre 2010, et deux depuis 200 jours.  

De son côté, Mahamadou Issoufou a également souligné, sans entrer dans les détails, la nécessité de poursuivre une coopération équilibrée et profitables aux deux pays :

Nous allons poursuivre cette coopération dans un esprit gagnant-gagnant.
Mahamadou Issoufou
11-10-2013 - Par Boniface Vignon
Président du Niger