Tentatives communes pour sécuriser la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Liberia


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Les ratissages de l'armée se poursuivent dans le sud-ouest ivoirien depuis l'attaque du 8 juin au sud de la petite ville de Taï, qui a notamment coûté la vie à sept casques bleus nigériens. Une attaque qui a dramatiquement mis en lumière les violences récurrentes dans cette zone frontalière avec le Liberia. Parallèlement, dans cette zone de turbulences, les services de santé doivent faire face à un afflux massif de réfugiés.

Nous avons renforcé la coopération avec la Minul (au Liberia) et l'Onuci (en Côte d'Ivoire) afin de coordonner nos actions sur le terrain.
Soumaïla Bakayoko
11-10-2013 - Par Stanislas Ndayishimiye

Par ailleurs, la situation dans le sud-ouest ivoirien n'est pas sans générer quelques conséquences humanitaires. Après les récentes attaques transfrontalières dans la région de Taï et Duékoué, plus de 4000 personnes sont réfugiés dans la zone de Taï. L'hôpital de cette ville - le seul de cette région réculée - accueille régulièrement des blessés, mais il ne compte qu'une vingtaine de lits. Face à cette situation, l'ONG Médecins sans frontières a pris une série de mesures destinées à venir en aide à la population.

Nous acheminons les cas les plus graves à Duékoué, dont l'hôpital dispose d'un bloc opératoire.
Abdou Issiaka
11-10-2013 - Par Olivier Rogez