Le collectif « Sauvons le Togo » s’indigne de l’arrestation « arbitraire » de l’ancien Premier ministre

Le collectif « Sauvons le Togo » a condamné, mardi 19 juin, l’arrestation « arbitraire » de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, dirigeant de l’opposition et membre du collectif. Interpellé et interrogé ce matin, il a été remis en liberté, peu de temps après. 53 personnes sont toujours détenues à Lomé. Ce mardi, une nouvelle manifestation organisée par le collectif a été interdite, à Lomé.
Lors d’une conférence de presse à Lomé, le collectif « Sauvons le Togo » s’est indigné de l’arrestation « arbitraire » du dirigeant de l’opposition Agbéyomé Kodjo. Selon le coordinateur du collectif, Zeus Avajon, cette arrestation démontre qu’« il y a, au Togo, des textes de loi qu’on ne respecte pas », a-t-il déclaré faisant allusion à l’immunité parlementaire dont bénéficie l’ancien ministre et ancien président du Parlement.
L’ancien Premier ministre interpellé puis relâché
Agbéyomé Kodjo a été interpellé à son domicile et conduit à la gendarmerie. Les forces de l’ordre ont défoncé sa porte, avant de l’emmener. Après avoir été interrogé sur son rôle présumé dans les manifestations, l’ancien ministre et ancien président du Parlement a été libéré quelques heures après. Selon son avocat, joint par RFI, Agbéyomé Kodjo est couvert par son immunité parlementaire.
Agbéyomé Kodjo est membre du collectif « Sauvons le Togo » qui, la semaine dernière, a d’abord appelé à manifester contre le nouveau code électoral et ensuite contre les violences policières lors des manifestations.
Agbéyomé Kodjo a été Premier ministre de 2000 à 2002 pendant le règne du général-président Gnassingbé Eyadema qui a dirigé le Togo, d’une main de fer pendant 38 ans, jusqu’à sa mort, en 2005. Agbéyomé Kodjo a aussi été président de l’Assemblée nationale.
La marche de ce mardi matin n’a pas pu avoir lieu ; les forces de l’ordre ont donné des ordres à tous les manifestants de se disperser. Une course poursuite s’en est poursuivie entre les jeunes et la police dans les quartiers de la capitale. On annonce plusieurs interpellations.
Protester contre la répression et appeler à la mobilisation
Ce mardi 19 juin, le collectif « Sauvons le Togo » a encore appelé à la mobilisation. Il proteste contre les interpellations et contre la répression des manifestations organisées les 12, 13 et 14 juin. Ces manifestations ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre qui ont utilisé des grenades lacrymogènes. Les violences ont causé près de 119 blessés parmi les manifestants et 34 blessés parmi la police.
Au cours de ces manifestations, 56 personnes ont été arrêtées dont trois responsables du collectif. Ces derniers sont restés en garde à vue pendant 48 heures, avant d’être libérés, dimanche 17 juin. Ils n’ont pas encore été convoqués par le tribunal mais ils devraient comparaître, dans les prochains jours, devant la justice.
Les 53 autres manifestants sont, quant à eux, toujours en garde à vue, dans la prison civile de Lomé, suite à une enquête ouverte pour « violences volontaires, destructions et dégradations perpétrées contre les personnes, les biens publics et privés », selon un communiqué du magistrat, Komlan Dodzro. Ils sont également en attente d’un jugement.

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(3) Réactions
si aujourd'hui on retrouve
si aujourd'hui on retrouve AGBEJOME KODJO dans l'opposition un jour on pourra retrouver de meme BODJONA et FAURE dans l'opposition.
nous oublions trop vite
Si les togolais ont pu accorder le bénéfice du doute à celui qui pendant longtemps a été considéré comme cerveau, l'attaque du freau jardin, pourquoi ne pas en faire autant pour le gouvernement togolais qui appelle chaque fois au dialogue.
AGBEYOME a un passé sombre
svp croyez-vous que M. Agbeyomé s'est engager pour lutter pour la cause commune ou pour polir son visage longtemps sali par ses actes du passé? ce homme a un passé sombre,il se sert de l'opposition pour lui servir de bouclier.