Mali / Burkina Faso - 
Article publié le : mercredi 20 juin 2012 à 08:51 - Dernière modification le : mercredi 20 juin 2012 à 11:51

Crise malienne: la Cédéao tente un processus global de réconciliation

Rebelle touareg au Mali.
Rebelle touareg au Mali.
REUTERS/Luc Gnago

Par RFI

Alors que les délégations du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et d'Ansar Dine sont toujours à Ouagadougou, le ministre burkinabè des Affaires étrangères était face aux diplomates accrédités au Burkina Faso. L’objectif de la rencontre : expliquer la démarche du médiateur de la Cédéao, le président Blaise Compaoré et faire le bilan de cette médiation. Par ailleurs, RFI s'est rendu à Gao, une ville du nord aux mains des rebelles du MNLA. Reportages exclusifs sur la situation sur place.

350 000 réfugiés maliens aux frontières

Reportage dans un camp de M'Berra

 

20/06/2012 par Christine Muratet

Le chef de la diplomatie burkinabè, Djibril Bassolé, a expliqué la méthode de travail du médiateur. Celle-ci consiste d’abord à obtenir l’adhésion de tous les acteurs au processus. Une démarche qui va prendre du temps, mais qui pourrait ramener une paix durable au nord du Mali si elle aboutissait.

Selon Alain Holleville, le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, « c’est une voie possible et nécessaire que de dissocier toutes les composantes de cette situation pour pouvoir les traiter une à une, par le dialogue, et aboutir à un vrai processus politique propre au Mali de sortie de crise. »

Pendant que la médiation prépare le terrain pour un dialogue intermalien, à Ouagadougou, la Cédéao a dit compter plus de 3 000 militaires prêts à intervenir au Mali. Pour Djibril Bassolé, cette montée en puissance de troupes signifie que la Cédéao aura besoin d’un accompagnement militaire, même en cas d’accord politique : « Nous privilégions la solution politique. Et cette solution politique qui passe par les négociations pourra, je l’espère, aboutir à une solution sans avoir besoin d’utiliser la force et que les troupes puissent servir, par exemple, à sécuriser cette partie du territoire en accord avec les parties belligérantes qui ont conclu un accord de paix. »

Pour l’heure, la médiation s'attelle à l’élaboration d’un calendrier de pourparlers avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et Ansar Dine. Ce n’est qu’après ce préalable que la médiation réunira autour de la table tous les acteurs impliqués dans cette crise au Mali.


RFI a pu se rendre la semaine dernière dans la ville de Gao, au nord du Mali, détenue par les rebelles. Pour mieux s'implanter dans cette zone sous contrôle du MNLA, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) multiplie les oeuvres de bienfaisance auprès des populations : distribution d'argent, de vivres, du lait et des dattes. Une action gagnante auprès des jeunes qu'il recrute.

Le Mujao séduit les jeunes pour mieux les enrôler

En participant à la prise de Gao, le Mujao avait un seul objectif : le rayonnement par tous les moyens de la culture islamique

 

20/06/2012 par Moussa Kaka

Ce mercredi 20 juin , la ville de Gao risque de plonger dans l'obscurité totale. En effet, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a décidé de ne plus subventionner le gasoil. 5 000 litres quotidiens sont nécessaires pour faire fonctionner la centrale thermique. Même le ravitaillement en eau potable risque, si le CICR ne revient pas sur sa décision, de s'arrêter.

Risque de pénurie d'électricité à Gao

Chaque matin, il faut que quelqu'un prenne une charrette pour aller au fleuve chercher de l'eau

 

20/06/2012 par Moussa Kaka

A Kidal, Ansar Dine gère à sa manière l'aide humanitaire

L'occupation du nord du Mali par des groupes armés, depuis près de trois mois, et la crise alimentaire qui y sévit, ont « des conséquences alarmantes » pour les populations « de plus en plus fragilisées » de cette région. C'est ce qu'indique le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un communiqué publié mardi 19 juin. C'est dans ce contexte qu'un deuxième convoi d'aide humanitaire est arrivé en début de semaine à Kidal, dans le Nord. Ce convoi était parti de Bamako le 10 juin et il est géré par le Haut conseil islamique. Depuis la ville de Duenza, les camions ont été sécurisés par le groupe islamiste Ansar Dine, un groupe qui apparemment récupère entièrement cette aide et la distribue au compte-gouttes.

Dans ce convoi pour Kidal, 46 tonnes de vivres : des céréales, des légumineuses et de l’huile. Mais comme pour le premier convoi il y a un mois, la majorité des habitants de la ville n’ont pas reçu cette aide, accaparée, d’après ce doyen, par les hommes d’Ansar Dine : « C’est Ansar Dine qui contrôle tout ce qui vient ; ils pensent que ça vient à leur nom. Le partage n’est pas équitable parce que c’est pratiquement une même base qui lui est produit. Dans les brousses, c’est la sécheresse : les gens ont faim, les animaux meurent. Nous-mêmes, on n’a pas toujours de l’eau ici. C’est la sécheresse totale. Donc la situation est dramatique. »

Présent actuellement en ville, Iyad Ag Ghaly tente de convaincre les imams avec toujours le même objectif : imposer la charia dans le Nord, comme dans tout le Mali. Mais il semble que le leader d’Ansar Dine ne fasse pas l’unanimité dans son propre fief, et que ses hommes utilisent l’aide alimentaire pour tenter de rallier la population : « Si je n’ai pas de bonnes relations tout de suite avec Ansar Dine, je ne peux même pas me présenter là où on partage le grain. Les stocks sont d’abord distribués aux hommes armés. Il appelle la population à le suivre et à les soutenir dans l’armée. »

Si les marchés de Kidal sont approvisionnés depuis l’Algérie, la population n’a plus l’argent pour acheter. Le détournement de l’aide humanitaire ne fait qu’augmenter une crise alimentaire amplifiée cette année par la forte sécheresse.

 

tags: Blaise Compaoré - Burkina Faso - Cédéao - Mali
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(7) Réactions

l'aide alimentaire

L'aide alimentaire ne parvient pas à destination, je suis présentement au nord dans la région de tombouctou,ici on entend le non de cette aide mais jamais l'aide lui meme.aucune distribuion d'aide à goundam,diré etc.. cette distribution profite à mnla et ansardine.la population n'a absolument rien.Le gouvernement malien n'a qu'à prendre ses responsabilités.

Négocier avec le mnla et

Négocier avec le mnla et ançardine est une peine perdue à la limite même c’est se moquer du Mali déjà blessé dans sa dignité. Comment peut-on négocier avec des gens qui ont déjà déclaré l’indépendance de façon unilatérale sur une portion du territoire national.Il ne doit avoir aucune négociation sans avoir bouté l’ennemi hors du territoire. La solution est d’abord militaire et c’est incontournable (je vous lance le défi) ensuite les négociations prendront la place pour réconcilier les frères ennemis. Pour mieux comprendre quelqu’un, il faut se mettre à sa place. Les bras croisés et de querelles internes en stratégies d’éliminations physiques d’un corps d’élites qui peut valablement servir sur le front; le Mali sera à plus jamais divisé au grand bonheur de ses ennemis. L’union fait la force mes chers amis.

Nous ne voulons pas d'une force d'interpositions

« Nous privilégions la solution politique. Et cette solution politique qui passe par les négociations pourra, je l’espère, aboutir à une solution sans avoir besoin d’utiliser la force et que les troupes puissent servir, par exemple, à sécuriser cette partie du territoire en accord avec les parties belligérantes qui ont conclu un accord de paix »Nous n 'allons jamais accepter une force d'interposition soit la CEDEAO, UA, ONU nous aident a chassé les Bandits soit ils s’abstiennent.

Tergiversations dangereuses de l'Afrique

Pendant qu'Ansar Dine tente de séduire la jeunesse du Nord pour l’en roller dans la mouvance djihadiste, les dirigeants Africains sont encore à tergiverser sur des pseudo solutions politiques qu'il faut trouver pour résoudre la crise malienne. Or, cela n'est un secret pour personne, les conséquences de ces démarches bancales sont évidentes: le péril islamiste est entrain de prendre racine en Afrique, surtout en Afrique noire, où cette culture guerrière d'un autre genre était méconnue.
Ne nous leurrons pas et ne nous laissons pas leurrer, aucune négociation n'est possible avec des extrémistes qui prétendent défendre la cause de Dieu contre toute autre forme de civilisation. Nous savons ce que deviennent les pays où ces pseudo défenseurs de Dieu ont imposé leur règne.
Si les dirigeants Africains continuent à atermoyer toute action immédiate et efficace pour ce qui concerne le Mali, le Nord-Mali risque de devenir le nouveau laboratoire du terrorisme islamiste en Afrique.

Prenons notre destin en main mes frère Mali

Prenons notre destin en main mes frères Maliens, personne ne va nous aider il y a juste des intérêts. Le comportement du Burkina est très très grave "Les Maliens ont toujours pris les Burkinabés comme des frères" et c'est comme ça qu'ils livrent le Mali. Si la solution durable était la négociation on allaient pas faire quitter ATT puisqu'il sait négocié plus que Blaise. Au moment où la communauté internationale veut apporter une solution durable le Burkina change de jeu c'est la raison pour la quel les Maliens n'ont pas confiance à la Cédéao en réalité les responsables de la Cédéao sont limités même si moi personnellement j'étais d’accord avec eux au début. Dioncouda mon président viens au pays, tes frère ont besoin de toi pour avancer !!!!

les Burkinabè sont désormais en Danger

Blaise Compaoré va mettre les burkinabé en danger et saper la libération du Mali. Il fait la même bêtise qu'a fait ATT. Je ne suis pas pour la guerre. La guerre est mauvaise elle n'est pas bonne....
Voyez vous même leur appelation (Jihad). il sont là pour la guerre soumettre tous le monde à leur idéologie par la force des armes. ....
( Dieu a libéré l'homme à l'affranchissant du dominateur). Blaise doit voir claire et ne prendre une autre voie qui fragilisera l'union de la CEDEAO et mettra les burkinabé en danger.

Attention aux dirigeants

Attention aux dirigeants africains, aidez les maliens à chasser ces envahisseurs car ils sont à la solde des puissances qui cherchent à répandre la charia en Afrique. Cherchez à comprendre qui les a armés et qui assure les vivres aux troupes...

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