Liberia / Côte d'Ivoire - 
Article publié le : jeudi 21 juin 2012 à 09:12 - Dernière modification le : jeudi 21 juin 2012 à 16:11

Le Liberia autorise l'extradition de miliciens ivoiriens vers la Côte d’Ivoire

Charles Blé Goudé
Charles Blé Goudé
REUTERS/Thierry Gouegnon

Par RFI

Ce jeudi 21 juin, la justice du Liberia a rendu possible l'extradition vers la Côte d'Ivoire de 41 combattants ivoiriens réfugiés. Ils sont soupçonnés d'avoir commis des crimes dans l'ouest ivoirien pendant la crise post-électorale. Des Libériens risquaient aussi l'extradition, mais ils n'ont pas été présentés au tribunal. C'est le second volet des mesures annoncées la semaine dernière par les autorités de Monrovia. Des mesures décidées en réaction à l'attaque du 8 juin qui a coûté la vie à des casques bleus nigériens dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

La mort de casques bleus le 8 juin dans l'ouest de la Côte d'Ivoire semble avoir poussé Monrovia à réagir. Outre la décision d'extrader des miliciens ivoiriens vers la Côte d'Ivoire, le gouvernement de Monrovia a aussi lancé des mandats d'arrêt contre dix Ivoiriens et Libériens, essentiellement des miliciens venus se réfugier du côté libérien de la frontière, après la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. C’est ce que confirme le vice-ministre libérien de l'Information, Isaac Jackson.

« Les forces de sécurité sont aux trousses de ces individus. Deux d’entre eux se sont rendus. Notre gouvernement a très clairement prévenu que notre territoire ne pourrait pas être utilisé pour déstabiliser la sous-région ».

Des mesures saluées par Human Rights Watch comme très importantes et nécessaires, alors que l'ONG reprochait récemment au Liberia de ne pas faire grand chose contre ces miliciens qui ont gardé leur pouvoir de nuisance. « C’est un très bon début. Certains de ces mercenaire et miliciens pro-Gbagbo étaient impliqués dans les crimes de guerre pendant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Et il est certain que c’est ces mêmes hommes que nous avons impliqués dans au moins quatre attaques transfrontalières pendant la dernière année », déclare déclare Matt Wells, un membre de cette ONG.

Parmi les dix personnes aujourd'hui recherchées par Monrovia, un mercenaire libérien connu sous le nom de guerre « Bob Marley ». Détenu pendant neuf mois au Liberia, il a été libéré en février. L'ONU et Human Rights Watch le soupçonnent d'être impliqué dans deux massacres qui ont fait une centaine de morts dans l'ouest ivoirien pendant la crise post-électorale.


Charles Blé Goudé, ex-leader des « jeunes patriotes » pro-Gbagbo est une des personnalités concernées par le mandat d’arrêt lancé par le Liberia contre dix Ivoiriens et Libériens, accusés d’être membres des milices pro-Gbagbo. Il est depuis plus d’un an en exil. Une fois son étonnement exprimé, il pose ses conditions pour un retour en Côte d’Ivoire, et se dit même prêt à se déplacer à La Haye.

Charles Blé Goudé

Ex-leader des « Jeunes patriotes » pro-Gbagbo.

La condition de mon retour, c’est une amnistie. La condition de mon retour, c’est que la traque contre tous mes proches puisse s’arrêter. Je ne suis pas un criminel en fuite (…). Si demain, la CPI estime que ma présence à La Haye peut permettre que la vérité éclate, moi je ne fuis pas La Haye.

 

21/06/2012 par Cyril Bensimon

tags: Côte d'Ivoire - Liberia
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(4) Réactions

extradition des miliciens

Si ceux qui sont en instance d'être extradés sont effectivement des miliciens impliqués dans les massacres, c'est une bonne nouvelle. Seulement la même structure HRW avait indiqué l'implication des dozos et autres mercenaires Burkinabé dans des massacres et exactions, ceux-ci vivent tranquillement à l'ouest et sont même sollicités pour protéger les populations, où est la cohérence?

extradition de miliciens ivoiriens et le mandat d'arret

Ce feu vert des autorités judiciaires libériennes d'autoriser l'extradition des miliciens proGbagbo ainsi que le mandat d’arrêt contre Charles Blé est à saluer car il réduit dans l'immédiat leur liberté de déplacement au libéria donc ramené une légère sécurité sur la frontière ivoiro-libérienne . Cependant il faut que cette décision soit effectivement et promptement mise en exécution pour ramener la sécurité et la stabilité dans cette zone .

c;est un grand pas fait par le liberia

Après le Togo, c'est le Liberia. Décidément la fraternité africaine se renforce d'avantage. Le Liberia est un pays pleine de grande responsabilités après cette collaboration franche de rapatrier ces criminels en puissance. On attends encore ces pays qui dorment toujours avec des nis de putchistes sanguinaires, car ces pays en protégeant des criminels finirons pareilles." un ecrivain disait: quand on aide 9 criminels, on finira surement le dixième". parole de sage. Ne pas confondre refugier et milice. ok? LE LIBERIA EN A FAIT HEUREUSEMENT LA DIFFÉRENCE. BRAVO. LA TRAQUE CONTINUE.

HRW est devenue un agence de

HRW est devenue un agence de renseignement au point ou ses enquêtes sont désormais de notoriété publique. ses enqueteurs de HRW auxquels vous vous fiés si allègrement ou ont il suivi leur formation en sciences du renseignement. quelle formations sécuritaire ont t'il reçus. autant de question.

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