Les formations politiques maliennes insatisfaites après leur rencontre avec Cheick Modibo Diarra


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Le Premier ministre malien, Cheik Modibo Diarra, vient d’achever une série de consultations avec les principaux blocs et associations politiques du pays. À des degrés divers, les interlocuteurs du Premier ministre malien ont notamment critiqué son idée de création d'un cadre de concertation avec la classe politique malienne, placé sous son autorité.  

Avec notre correspondant à Bamako

Si les regroupements des partis politiques estiment que l’initiative de la rencontre est bonne, beaucoup de critiques sont formulées contre le Premier ministre malien. Ainsi, la vice-présidente de la Copam – une coalition de partis et d’associations soutenant l’ex-junte – ne mâche pas ses mots.

Madame Rokia Sanogo affirme qu’elle n’a pas trouvé auprès du Premier ministre Cheick Modibo Diarra une disponibilité d’écoute des forces vives. D’autres coalitions qui soutiennent des hommes politiques maliens, citant maître Moutagata, les anciens Premier ministres Ibrahim Boubacar Keïta et Zoumana Sako, demandent des concertations plus élargies.

Le FDR, front antijunte, va plus loin et formule plusieurs demandes. D’abord, un remaniement ministériel avec la formation d’un gouvernement inclusif, au sein duquel tous les partis politiques et les organisations de la société civile seront représentés. Ensuite, que la priorité du gouvernement demeure la reconquête des trois régions du Nord. Et pour y arriver, le FDR demande l’arrivée au Mali de forces militaires africaines pour appuyer l’armée malienne.

Enfin, à la place du cadre de concertation que le Premier ministre propose, le FDR demande la création d’un conseil de la République, placé sous l’autorité du président de la transition.