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Ansar Dine Mali

A Kidal, les personnalités régionales confirment l'impopularité d'Ansar Dine

Des hommes du groupe islamiste Ansar Dine à l'arrière d'un pick up
© REUTERS/Adama Diarra

A Kidal dans le nord du Mali, la situation s'est tendue ces derniers jours entre la population et les groupes armés. Présent en force, maître de la ville, le groupe Ansar Dine et son leader Iyad Ag Ghali sont contestés autant par les habitants que par les responsables religieux et les chefs traditionnels.

Oulémas, marabouts, société civile... A la demande d'Iyad Ag Ghali, près de 100 personnalités de la sous-région ont négocié pendant trois jours. Sur la table, la demande répétée maintes fois du chef islamiste d'imposer la charia et, chose nouvelle, de lancer le djihad. Sur ces points idéologiques, Iyad Ag Ghali a été contesté.

«Il a invité tout le monde à combattre les non-musulmans... et à faire marcher la charia. Mais la plupart des marabouts ont démonté tout ce qu'il a dit à propos du djihad et de la charia... » raconte un participant.

« La police islamique arrête tous ceux qui ne respectent pas les règles de la charia »

Depuis les récentes manifestations, réprimées par les hommes d'Ansar Dine, la population s'est désolidarisée d'Iyad Ag Ghali. Les habitants de Kidal soutiennent en grande majorité l'aménokal, Intala Ag Ataher, le grand chef de la zone dans la tradition touareg. «L'aménokal, lui, il n'est ni pour la charia, ni pour le djihad, et considère que tout ça n'est pas normal» assure ce même témoin.

Iyad et ses hommes en armes continuent néanmoins de s'imposer dans Kidal par la force. Selon un jeune de la ville, « matin, midi et soir, les patrouilles de la police islamique arrêtent tous ceux qui ne respectent pas les règles de la charia. »
 

La réunion a été convoquée par Ansar Dine et portait sur le djihad et la charia (...) La Constitution dit que le Mali est un pays laïc, la voie que prend Ansar Dine n'est pas la bonne voie. Il n'a plus aucune popularité à Kidal.

Ansar Dine n'a plus aucune popularité à Kidal
22-06-2012 - Par Guillaume Thibault

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