Tunisie / Justice - 
Article publié le : mardi 26 juin 2012 à 08:20 - Dernière modification le : mardi 26 juin 2012 à 17:05

Caricatures de Mahomet sur Facebook : sept ans de prison pour le Tunisien Jabeur Mejri

Le Tunisien Jabeur Mejri, condamné en appel, le 25 juin 2012, à sept ans de prison pour des caricatures de Mahomet sur sa page Facebook.
Le Tunisien Jabeur Mejri, condamné en appel, le 25 juin 2012, à sept ans de prison pour des caricatures de Mahomet sur sa page Facebook.
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Par RFI

En Tunisie, Jabeur Mejri écope de sept ans et demi de prison pour avoir publié sur Facebook des caricatures du prophète Mahomet. Cette peine a été infligée en appel par le tribunal de Monastir à ce Tunisien âgé d'une trentaine d'années ainsi qu'à un autre caricaturiste, Ghazi Beji. Comme Jabeur Mejri, Ghazi Beji est originaire de Mahdia, mais lui a réussi à fuir le pays. L'avocat de Mejri dénonce une peine très sévère, et annonce son intention de se pourvoir en cassation.

La justice reproche à Jabeur Mejri d'avoir diffusé sur internet des caricatures du prophète Mahomet et d’avoir aussi publié des écrits satiriques sur l’islam.

La peine en première instance avait été sévère. Elle a été confirmée lundi 25 juin : sept ans et demi de prison pour troubles à l’ordre public, préjudices causés à des tiers et atteinte à la morale.

Ce n’est pas une peine politique, veut croire son avocat qui reconnaît cependant que son client est victime du contexte actuel de tension autour de tout ce qui touche le sacré. On a voulu éponger la colère des islamistes, dit maître Ahmed Msalmi, qui est aussi le représentant de la Ligue des droits de l’homme à Mahdia : « Le tribunal a pris en considération que cette affaire nuit à l’ordre public et aux bonnes mœurs pour éponger aussi peut-être l’état de colère. Il n’y a pas d’autres explications que l’état actuel de tensions entre islamistes et soi-disant les modernistes. »

L’avocat a déjà fait part de son intention de se pourvoir en cassation. « Mon client est déprimé, plaide-t-il, il est chômage depuis six ans. Il y a une réalité sociale à prendre en compte. » Un argument qui n’a, pour l’instant, pas attendri les juges.

tags: Facebook - Religion - Tunisie
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(3) Réactions

UN MORT SUJET DE DROIT

Le prophète Mahomet est mort il y a mille quatre cents ans. Cependant reproduire son image caricaturée est un délit qui n'affecte plus le défunt multiséculaire, mais ceux le croyant préposé d'un dieu, le missionnant dans la transmission aux hommes de ses commandements! Et l'Etat tunisien,se considère dépositaire de la bonne croyance,contre laquelle l'auteur d'une critique s'expose aux foudres pénales de l'Etat du vingt et unième.
Et bien sûr l'Etat estime que cette croyance-là doit être immmable, qu'il est interdit au croyant de revoir son jugement, sauf à apostasier. Or, apostasier est un crime puni de la peine capitale.Avec un tel système de pensées algébriquement clos,il ne peut y avoir de démocratie. L'Etat régenté par la religion, est un Etat totalitaire. La révolution est mort-née.

J'ai bien peur pour l'avenir

Du N’importe quoi. Il y a plein de choses qu’on laisse faire.
Un comportement qui va avec le temps vouloir forcer tout monde
A être musulmans. Il y a pleins de choses qu’on laisse passer car on a peut être peur que le pétrole soit couper mais on ne tardera pas à vivre les conséquences. Des gens qui ne veulent pas des autres, ils ont liberté de rependre ce qui vient de chez eux chez les autres et interdisent aux autres de faire pareil chez eux.
Je peux même dire que ça commencer.
Mais comme on veut le pétrole, on laisse faire. On trouve que c'est dangereux d'en parler. Ok
A bon entendeur salut !

Ces Tunisiens et autres, nous

Ces Tunisiens et autres, nous ont racontés qu´ils se sont soulevés pour la démocratie et la liberté or ces 2 principes sont des péchés suprêmes en islam.

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