Affaire Ruvakuki: au Burundi, le bras de fer se poursuit entre médias et autorités

Au Burundi, les journalistes et médias indépendants poursuivent le bras de fer engagé avec les autorités de ce pays, depuis la condamnation de Hassan Ruvakuki, journaliste d’une radio locale et correspondant de RFI en swahili à la prison à vie, pour s’être rendu dans un camp de rebelles burundais basés en Tanzanie. Vendredi 29 juin, ils avaient appelé notamment les automobilistes burundais à jouer du klaxon, et cela à deux jours de la célébration devant une dizaine de chefs d’Etat, du 50e anniversaire de l’indépendance du Burundi, de quoi énerver les autorités.
Les organisations de journalistes burundais sont soulagées, leur appel a été entendu. Vendredi à la mi-journée, un concert de klaxons a retenti à travers les rues de Bujumbura, pour protester contre la récente condamnation à la prison à vie de Hassan Ruvakuki, journaliste de Bonesha Fm et correspondant de RFI en swahili.
« Nous avons décidé de faire des éditions communes, déclare Eric Manirakiza, directeur de Radio publique africaine, qui ont été précédées par une protestation que les organisations des professionnels des médias ont organisé en appelant la population du Burundi à klaxonner à midi vingt pour dénoncer justement les abus dans ce pays. Et c’est un signe fort que nous envoyons aux autorités, pour donner un message aux dirigeants qu’il y a une ligne qu’on ne peut pas dépasser ! ».
Une chose est claire aujourd’hui, la mobilisation des journalistes burundais ne faiblit pas depuis la condamnation de Hassan Ruvakuki il y a une dizaine de jours, et cela commence à inquiéter le pouvoir burundais.
Depuis, il ne cesse d’accuser ces stations privées de rouler pour l’opposition et surtout, de vouloir saboter la célébration du cinquantenaire de l’indépendance qui débute demain. Mais Eric Manirakiza a eu beau de jeu de rappeler au parti au pouvoir dans ce pays que les mêmes médias leur avaient tendu le micro lorsqu’il n’était encore qu’un mouvement rebelle, il y a à peine huit ans, « malgré les menaces des autorités de l’époque ».

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(1) Réaction
Affaire RUVAKUKI: bras de fer entre les médias et les autorités
C'est regrettable que la Redaction de la RFI publie un article du genre! Il serait mieux de signer l'article au nom de son auteur parce que je n'ose pas croire que toute l'institution de la RFI traite cette information de la sorte. Je m'explique. Si c'était un journaliste quelconque qui avait signé j'allais comprendre pourquoi? Je me dirais qu'il est de telle ou telle position face à l'histoire du Burundi -je dis l'histoire passée et actuelle-. Mais, si c'est signé RFI, des questions suivantes surgissent:
- Où s'informent les journalistes de la RFI?
- Savent-ils trouver des informations équilibrées?
- Ne savent-ils pas que l'objectivité est une qualité requise pour toute institution qui se veut être rigoureuse dans le traitement de l'information?
- Ont-ils épuisées toutes les sources pour toujours penser que H.RUVAKUKI est "blanc"?
- Que pensent-ils des journalistes et ladite societé civile burundais? Disent toujours la vérité objective où poursuivent-ils des intérêts cachés aux étrangers du contexte civil burundais?
- Pourquoi ne doutent-ils pas des mouvements de leur compagnon de travail H.RUVAKUKI? Il demande un congé à son Directeur de RSF Bonesha(il ne vas pas à son travail), sort du pays sans visa de sortie, il va en Tanzanie alors qu'on pensait qu'il allait au Rwanda, son père n'est pas malade alors qu'il disait aller le visiter, on le trouve dans la reúnion des FRD-Abanyagihugu, après la réunion il danse comme les autres, il est nommé chargé de communication... Et de plus grave, il entend qu'un mouvement rebelle s'organise pour attaquer le pays et il ne dit rien pour aviser aux forces de l'ordre. C'est après qu'il y ait des coups et victimes qu'on le capture avec d'autres à Cankuzo.
- Pourquoi les journalistes qui plaident à sa faveur oublient toujours les preuves qui sont déjà connues par tous et continuent de dire que H.RUVAKUKI était à son travail? C'était cela son travail non? Les preuves des videos et des photos ne signifient rien qui ait existé? Vous autres journalistes vous travaillez comme ça? Non, non et non. Distinguons donc H.RUVAKUKI, citoyen capable d'enfreindre à la loi comme tout le monde et H.RUVAKUKI journaliste qui fait son travail de journaliste. Les limites sont difficiles à tracer mais on ne pose pas un geste sans savoir pourquoi? Sinon, on serait inconscient.
En France, quand le tunisien a tué les juifs dernièrement, je ne pense pas qu'il y ait un journaliste qui savait que cet assassin préparait un tel coup. Vous vous souviendrez plus que moi que même le droit d'expression a été mis en question pour certain qui voudrait toujours publier les images ou des informations en rapport avec ce meurtre sur internet ou autres médias.
Pour conclure,je vous demanderai de traiter cette information avec délicatesse parce que les professionnels des médias que vous êtes doivent travailler avec beaucoup plus de professionnalité en traitant les informations avec une certaine rigueur,critique et objectivité; bref en essayant d'être neutre par rapport à la situation qu'évoque l'information. Au Burundi, si vous ne le saviez pas les médias privés actuellement et la sociète civile (je dis ceux-là qui font beaucoup de bruits) syntonisent avec l'opposition. Et la majorité de ces groupes sont en grande partie monoethnique; vous pensez que c'est gratuit? C'est pure coïncidence? Pourquoi cela? Le saviez-vous? Seule l'histoire peut nous donner les raisons de tout cela.
Merci.