Gabon / France - 
Article publié le : mercredi 04 juillet 2012 à 12:00 - Dernière modification le : mercredi 04 juillet 2012 à 14:39

Ali Bongo à Paris pour rencontrer François Hollande

Le président gabonais, Ali Bongo, à Paris, en décembre 2009.
Le président gabonais, Ali Bongo, à Paris, en décembre 2009.
REUTERS/Gonzalo Fuentes

Par RFI

La première rencontre entre Ali Bongo et François Hollande aura lieu jeudi 5 juillet. Le numéro un gabonais sera reçu à l'Elysée par le président français pour discuter de la coopération mais également de politique intérieure gabonaise. Le 13 avril dernier, interrogé par le site Médiapart, François Hollande avait jugé que l'élection présidentielle gabonaise « n’était pas dans les critères de ce qu’on peut appeler des élections démocratiques ».

Ali Bongo compte défendre auprès de son homologue sa nouvelle vision du Gabon en défendant les réformes qu'il promet d'engager pour faire de son pays une nation émergente d'ici à 2025. Cela ne devrait pas empêcher le chef de l'Etat français de soulever la question de la gouvernance démocratique au Gabon.

En avril dernier, François Hollande avait jugé sévèrement l'élection d'Ali Bongo en 2009 et en décembre, c'est le Parti socialiste qui critiquait le déroulement des législatives boycottées par l'opposition. Pour le porte-parole d'Ali Bongo, chacun peut avoir son point de vue : « François Hollande aura certainement la possibilité de donner le point de vue de la France, qui est un point de vue respectable, a annoncé Alain Claude Bilié. Le Gabon fera entendre son point de vue. Et puis voilà. Ce sont des relations d’Etat à Etat ».

Faut-il interpréter cette visite comme un soutien de Paris au président Ali Bongo ? L'opposition gabonaise ne le croit pas. Pour l'évêque Mike Jocktane membre de l'Union nationale, le parti d'Andre Mba Obame dissous par le régime de Libreville :

« Tous les peuples africains qui ont eu une histoire particulière avec la France ont considéré l’élection du président Hollande comme une occasion d’espérer à nouveau, lorsqu’ils disaient que le 6 mai serait une bonne nouvelle pour les démocrates et un cauchemar pour les dictateurs ».

L'opposition gabonaise attend donc de voir si les engagements de campagne du nouveau président français seront respectés.

tags: Ali Bongo Ondimba - France - Gabon
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(2) Réactions

Personnellement, je jugerai

Personnellement, je jugerai sur pieces la politique internationale africaine de Francois Hollande sans attendre de lui qu'il soit le moteur du changement veritablement democratique pour lequel nous luttons en Afrique.

A à la lumière du contenu du

A à la lumière du contenu du film "La françafrique" produit par france 2, je partage la prudence de mme Rosalie dans l'optique d'une rupture véritable avec cette tare savament entretenue par la France depuis plus d'un demi siècle dans ses ex colonies,avec une gestion quasi patrimoniale de celles producteurs de pétrole.

Fermer