Mali / Cédéao - 
Article publié le : samedi 07 juillet 2012 à 22:47 - Dernière modification le : dimanche 08 juillet 2012 à 08:22

L'Afrique de l'Ouest veut un gouvernement d’union nationale au Mali avant le 31 juillet

Le groupe de contact sur le Mali  à Ouagadougou, le 7 juillet 2012.
Le groupe de contact sur le Mali à Ouagadougou, le 7 juillet 2012.
Photo AFP/ Ahmed Ouoba

Par RFI

L'Afrique de l'Ouest veut un gouvernement d'union nationale au Mali avant le 31 juillet et réclame l'arrêt des hostilités dans le nord du pays d'ici 15 jours. Le groupe de contact sur le Mali s'est réuni ce samedi 7 juillet à Ouagadougou, au Burkina Faso. Six chefs d'Etat de la Cédéao étaient présents. Le sommet s'est déroulé en l'absence du président intérimaire Dioncounda Traoré et du Premier ministre malien de transition Cheick Modibo Diarra. Premier bilan de cette réunion.

Les chefs d’Etat membres du groupe de contact soutiennent la demande des forces vives du Mali, y compris la classe politique et la société civile et les invitent à procéder à des consultations et à formuler au président de la République par intérim des propositions en vue de la formation avant le 31 juillet d’un gouvernement d’union nationale. Celui-ci sera chargé de la mise en œuvre d’une feuille de route de sortie de crise.

Selon une source proche du sommet, « la Cédéao ne reconnaîtra plus le gouvernement du Mali et le pays sera suspendu de toutes les organisations sous-régionales » si un gouvernement d’union nationale n’est pas mis en place d’ici au 31 juillet, a rapporté l'AFP.

Les chefs d’Etats exigent, par ailleurs, que toute la lumière soit faite sur l’agression physique du président Dioncounda Traoré et que des poursuites soient engagées contre les auteurs de cette attaque.

Quand à la question de savoir si Cheick Modibo Diarra conservera le poste de Premier ministre, le médiateur de la Cédéao Blaise Compaoré répond que c’est aux Maliens d’en décider.

Iba Ndiaye
 

Premier vice-président de l'Adéma, membre du Front du Refus.

08/07/2012
par RFI
 
 

Les chefs d’Etat ont également exhorté la Cédéao à apporter un soutien pour le renforcement des capacités de l’armée malienne afin de lui permettre de s’acquitter de sa mission régalienne de défense du territoire national et de la protection des institutions, des personnes et des biens. Ils ont ainsi demandé à ce que le président de la République par intérim Dioncounda Traoré adresse sans délai une requête à la Cédéao et aux Nations unies en vue du déploiement d’une force de la Cédéao pour soutenir l’armée malienne dans cette mission.

Les chefs d’Etat de la Cédéao réclament aussi l'arrêt des hostilités dans le Nord avant le début du mois de Ramadan, soit d'ici une quinzaine de jours. Ils demandent aussi dans ce même communiqué final à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre « les criminels de guerre dans le Nord malien ».

Des partis et organisations favorables au putsch du 22 mars au Mali ont, eux, organisé ce samedi matin à Bamako une sorte de « contre-sommet » pour protester contre la rencontre de Ouagadougou. Les pro-putschistes ont annoncé à cette occasion une concertation nationale pour le week-end prochain.

Un « contre sommet à Bamako »

Parallèlement au sommet de la Cédéao, la Copam, la coordination des organisations patriotiques du Mali qui regroupent des partis et associations pro-putsch » a organisé samedi 7 juillet une sorte de « contre sommet » à Bamako pour protester contre la réunion de Ouagadougou, considérée comme une « humiliation ». Ces formations sont d’accord sur le principe d’un gouvernement national, mais pas sur les modalités. Ils annoncent une concertation nationale pour le week-end prochain.

Rien de nouveau pour les partis pro-putsch puisqu’ils réclamaient un gouvernement d’union nationale conformément à l’accord-cadre signé entre la Cédéao et les putschistes le 6 avril dernier. Les 22 mouvements et associations regroupés au sein de la Copam avaient d’ailleurs déjà prévu la tenue d’une concertation nationale souveraine les 14, 15 et 16 juillet prochains à Bamako, un rendez-vous maintenu jusqu’à nouvel ordre.

Problème : la Cédéao invite les forces vives du pays à faire des propositions au président malien par intérim. Or, la Copam ne reconnaît pas la légitimité de Dioncounda Traoré . Pour les membres de cette coalition sa démission est la priorité, puis il faudra discuter de l’Assemblée nationale. La Copam rejette en effet la prorogation du mandat des députés qui devait s’achever le 9 août prochain. La question d’un gouvernement d’union viendrait donc après avoir discuter des autres organes de la transition et Rokia Sanogo, présidente du MP 22 et membre du bureau politique du parti Sadi reconnaît qu’il sera « difficile » de faire cohabiter les forces de l’ancien régime et celles qui veulent le changement.

tags: Blaise Compaoré - Burkina Faso - Cédéao - Cheick Modibo Diarra - Dioncounda Traoré - Mali
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(13) Réactions

deception

je me demande pourquoi les maliens ne peuvent pas taire un temps soit peu leurs querelles pour regarder dans la meme direction.chères maliens;il s'agit avant tout de la souveraineté du mali.qu'est ce qui peut etre plus chère que son pays?il est ou le patriotisme dont on parle tant dans nos discours?le mali et les maliens vont t ils continuer à souffrir de nos comportements partisans.l'histoire nous jugera

contribution

je supporte vivement les reactions de la CEDEAO.

salut a la cedeao

je salut très vivement les reactions de la CEDEAO pour le Mali.

le Mali first

je ne comprends pas Tout les Maliens disent le Mali,le Mali en prioritée, en realitée est ce que les Maliens aiment franchement leur pays s'ils aiment le Mali ils n'ont qu'a le prouver, moi j'ai l'impression que la CEDEAO AIME LE Mali plus que les Maliens eux même.
pourquoi: par ceque, la CEDEAO est entrain de faire des propositions de sortie de crise,les Maliens, et leur GOUVERNEMENT QU'EST QU'ILS FONT, on voie absolument rien on enttend rien,ou est votre amour vers le pays ? Montrez-nous la preuve concrète que vous aimez-votre pays.si vous êtes incacaplent, mais laisser la CEDEAO VOUS DIRRIGER comme Ça on n'aurra la paix retouvée rapidement. vous ,vous êtes incapaplent,en plus, vous ne voulez pas que quelqu'un d'autre intervienne c'est quoi ? votre comportement egoiste contre vous même.Le Mali appartient a nous tous on n'aime le MALI,LAISSEZ-la cedeao a cause du dieu faire le travail.si vous même vous n'êtes capables de rien.Merci.

Moi je suis très ravis de

Moi je suis très ravis de cette position de la CEDEAO contre si le mali et les malens ne savent pas ce qu'ils veulent ou ne savent pas ce qui est bien pour eux, il faudra ainsi que le père _La CEDEAO_ intervienne.
Au lieu qu'il passe tout son temps à rendre visite au président dont les pays vivent check modibo diarra n'a qu'à se grouiller pour qu'on libère le nord, lui il peut circuler librement les gens du nord NON et NON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

J'APPEL LA CEDEAO A EXCLURE LE MALI

Chaque fois que l'Organisation cherche les voies et moyens pour une sortie de crise au Mali, je ne lis que des énormités. Le Mali est un pays où, les partis politiques sont tous des calculateurs, des opportunistes avérés, et considèrent sans scrupule, que tout leurs aient due et rien pour le peuple. Avec une telle classe politique, c'est, "je connais tout", "c'est moi qui dispose de la vérité", "notre parti défend la nation"; "nous sommes les défenseurs de la patrie" etc... Ainsi, est né les "pro et anti putsch", et le pays divisé en trois: l'occupation du territoire par des bandits armés; la division de la classe politique et une junte militaire qui gouverne. Tous, sont d'une façon et d'une autre, impliqués de prêt ou de loin, dans des affaires de corruption. Donc, où se trouve l'homme providentiel? Il n'y a pas. Alors qu'ils arrêtent leur cinéma et se mettent d'accord pour sortir le pays dans le trou noir où il se trouve.Dans le cas contraire, que la CEDEAO suspend le Mali.

Pas de dicktat

La CEDAO abuse de ses pouvoirs. Ce n'est pas a elle de decider du genre de Gouvernement au Mali.

Je pense que dans les

Je pense que dans les semaines à venir des affrontements vont eclater à bamako, les decisions de le CEDEAO sont toujours suivi de violence à bamako, cette fois ci c'est le comble, ce qui reste de l'etat malien est incarné par ce gouvernement, s'il tombe c'est le chaos, les parti politiques sont incapables de s'entendre. Le gouvernement d'union que vous voulez sera constitué de dignitaires de l'ancien regime sans les pro junte, AUCUNE FORCE ETRANGERE NE POURRA PROTEGER CES INSTANCES , ce sera la guerre. Le nord perdu, le sud en guerre.

Sous-estime la passivite des maliens

Je pense que vous sous-estimez la passivite des maliens. Plus des 2/3 de leur territoire est occupe mais pourtant tres peu sont ce qui manifestent. Ils ne vont rien faire.

La logique de la bonne marche

Apres le coup d'état la CEDEAO a mis tout son poids pour le retour a une vie constitutionnelle normale.
Comme le choix s'est porte sur Cheick Modibo Diarra, la CEDEAO la classe politique malienne la société civile malienne (donc tout le monde) pensaient a un gouvernement d'union nationale. Mais Cheick Modibo Diarra a préféré appliquer sa propre formule (c'est a dire un gouvernement d'amis/copains belle famille l'ex-junte famille) et a pris tout le monde a contre pieds.
Malgré ce premier dérapage, il a eu le soutien de tous; mais certains ont qu'en même pointe le doute et l'inexpérience de ce gouvernement.

Apres 3mois, le constat est amère:
- un premier ministre plein pouvoir qui ne peut faire une feuille de route pour résoudre les problèmes (un projet gouvernement avec un calendrier précis).
- le PM se fait des "vacances" vu le nombre de va-et-vient inutiles entre les pays. les autres ministres emboitent le pas (a l'intérieur ou a l'extérieur du Mali).
- un PM qui est novice en politique et qui veut jouer a la politique avec la CEDEAO pour gagner du temps (durée de la transition).
- le problème du nord du pays est laisse au dernier plan. Et le gouvernement n'a pas de position sur ce problème.
- un gouvernement incapable sans idée ni vision ou stratégie.
- On préfère laisser les jeunes de Gao résoudre le problème du nord? ou que le MNLA rentre en guerre contre l'Ansardine? C'est rêver en plein jour.
- on s'attelle a trouver une bonne porte de sortie pour l'ex-junte (le PM est'il membre de l'ex-junte?)
- Apres avoir fini de "bouffer" le restant du budget de l'ancien régime (ATT), qu'est ce que le gouvernement va faire?
- Avec ce gouvernement, c'est la fuite en avant, du temps perdu...

A

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