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Article publié le : lundi 09 juillet 2012 à 17:28 - Dernière modification le : mardi 10 juillet 2012 à 11:28

Le gouvernement malien annonce la création d’un corps d’élite de 1 200 hommes

Une patrouille de l'armée malienne.
Une patrouille de l'armée malienne.
© Serge Daniel/RFI

Par RFI

Après le sommet de Ouagadougou où la Cédéao a demandé la mise en place d'un gouvernement d'union nationale au Mali pour le 31 juillet, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, représentant du médiateur de la Cédéao ainsi que le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, rencontrent ce lundi 9 juillet, à Paris, le président intérimaire Dioncounda Traoré, que la communauté ouest-africaine semble désormais considérer comme la figure-clé de la transition malienne. De son côté, le gouvernement malien a annoncé la mise en place d'un corps d'élite de 1 200 soldats prêts à assurer la sécurité des institutions.

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Les médiateurs de la crise malienne se sont déplacés à Paris afin de mettre la pression sur le président par intérim. Dioncounda Traoré est en effet au coeur du dispositif de résolution du conflit envisagé par la Cédéao. L'homme représente le retour à l'ordre constitutionnel et apparaît désormais comme le seul à pouvoir mettre en place les objectifs de l'organisation ouest-africaine depuis la mise sur la touche du Premier ministre Cheick Modibo Diarra.

Premier point : il s'agit de former rapidement un nouveau gouvernement d'union nationale, fort, efficace et accepté par la classe politique et la société civile du Mali. Deuxièmement, en tant que chef de l'Etat, Dioncounda Traoré est également la seule personne pouvant demander l'envoi d'une force africaine, ne serait-ce que pour sécuriser son propre retour au pays.

Ce sont tous ces éléments que le Burkinabè Djibril Bassolé et l'Ivorien Ally Coulibaly, les médiateurs de la Cédéao, auront mis sur la table cet après-midi à Paris. Avec, sans aucun doute, la même fermeté que celle exprimée samedi dernier à Ouagadougou.

Un corps d'élite de 1 200 hommes

Sur ces questions de sécurisation des institutions politiques, le gouvernement malien, qui est clairement en conflit avec la Cédéao, a décidé de prendre les devants, de chercher une solution interne, en annonçant ce lundi matin la création d'une force spéciale locale. Hamadoun Touré, le porte-parole du gouvernement malien, s'est confié à RFI : « Nous avons décidé de créer un corps d'élite indépendant, sous l'autorité directe du Premier ministre, pour assurer la protection des institutions. Le corps d'élite sera composé des derniers éléments de la promotion de l'école de police et de la gendarmerie. Ils étaient 1 800, nous en prendrons 1 200. Le Mali montre ainsi qu'il a les éléments humains. Nous avons besoin d'un peu de perfectionnement dans la formation, et un peu plus d'équipement sur le plan logistique et ils seront prêts a être opérationnels. »

Un avenir toujours incertain à la tête de la transition malienne

Il n'est pas certain que la création de cette force malienne soit saluée par la Cédéao. Ce qui est clair par contre, c'est que l'instance ouest-africaine veut obliger Dioncounda Traoré à s'investir. Le nouveau gouvernement doit être en place au plus tard le 31 juilllet. Un délai très court. Un ultimatum à respecter, sinon le Mali sera exclu des instances régionales.

Sans le dire officiellement, la Cédéao pousse également Dioncounda Traoré à rentrer au Mali avant cette date. Il semble en effet impossible que le chef de l'Etat par intérim gère le pays depuis Paris.

Si ses proches affirment qu'il a la volonté de reprendre concrètement les rênes de la transition, son silence actuel laisse planer le doute. Ses ennuis de santé toujours pas réglés et le traumatisme de son agression pourrait aussi influencer son futur politique.

tags: Burkina Faso - Cédéao - Dioncounda Traoré - Mali
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(14) Réactions

Le corps spécial de Diarra

Le coprs spécial annoncé, sera, face à la junte de Sanogo comme les bérets rouges. La junte en fera une bouffée si un conflit d'intérêt venait à éclater. Il faut s'en tenir à la structure classique de l'armée malienne, créer le consensus sur le déroulement de la tradition, faire renaître la confiance dans les forces de sécurité malienne. La force spéciale reste encore une fuite en avant.

depuis hier, à l'annonce du

depuis hier, à l'annonce du corps d'élite de diarra, j'ai posté pour manipulation. pourquoi diarra n'a pas fait cette proposition à la cedeao avant? j'ai écouté un billet de rfi, de g tibo, qui dit que dioncounda ne pourrait pas formé un gouvernement d'union sans l'accord de sanogo, qui, d'après le même billet, dit il reste silencieux depuis; mr tibo en tant journaliste de rfi sait que sanogo entreprend des tournées dans les casernes sans pouvoir régalien.
chaque fois que la cedao prend uns initiative, dr diarra en sort une autre qui prend le contre pied de celle de la communauté internationale, fait reculer le mali de plusieurs pas en arrières. diarra et sanogo n'ont nullement l'intention de faciliter la tâche, ni à la classe politique, ni au peuple, encore moins à la cedeao. la cedao doit prendre ses responsabilités car ses textes lui permettent sans l'aval du pays, sierra leone, pour ne pas la citer. diarra s'appuie sur la junte pour narguer la cedeao.
la junte de la guinée biseau a réellement pris le pouvoir pour un changement dans son pays ne s'était pas opposé aux solutions qui dénouent la crise: tous les véhicules saisis sur les dignitaires de l'ancien régime sont remis au gouvernement de transition, pas pillage, retour dans les casernes, accueil avec enthousiasme du contingent de la cedeao, bref, toutes choses qui dénotent de la bonne foi de la junte de guinée.
comme l'a su remarquer un membre de la cedeao à yamoussoukro, comment donner de l'armement à une armée, qui, sans combattre fuit devant des islamistes dont tout le monde a vu par écran interposé qu'ils n'ont pas d'arme pour se battre contre une armée regulière, renforçant la position du président mauritanien, suivant laquelle, tout état organisé, quel que soit sa taille, devrait combattre cette rébellion, sans aide.
le frd représente la majorité, il doit assumer ses responsabilités, il a fait trop de concessions sans résultats à la junte à diarra.

Un corps d’élite de 1 200

Un corps d’élite de 1 200 hommes tous sans experience.
Les dernieres promotions de la police et de la gendarmerie.

Ca sera un corps d'elite "fantome".

CEDEAO - CMD; rien ne va plus

"ah non.. c'est pas le Burkina, c'est pas la mediation qui a propose le non de Cheick Modibo Diarra" pour le poste de PM, dixit Djibril Bassole sur RFI
CMD est donc bel et bien le choix de Sanogo. Sanogo et sa junte sont les seules limites de sa legitimite.

Fuite en avant

voila une autre fuite en avant de ce PM pour court-circuiter les effeorts de la CEDEAO. Ce geste solitaire ne vise qu'a proteger ses mandats: Sanogo et sa junte. Ceux-ci ne veulent simplement pas de troupes de la CEDEAO a Bamako car ils veulent maintenir le rapport de force qui leur est favorable aujourd'hui. Sinon, ces 1400 hommes sont fort utiles au Nord.

Craignez Dieu

La CEDEAO et précisement Djibril Bassolé connait la réalité malienne plus que tout, il sait bien que la solution envisagée par la CEDEAO n'est pas pacifique, ça nous conduit plutôt au pire, que la CEDEAO sache que jour après jour et que la force et la puissance appartiennent qu'à DIEU.

Corps d'élites!

Mieux vaut tard que jamais! Mieux vaut quelque chose que rien! Tout début est difficile! Bon courage, chers frères Maliens ! Dieu est GRAND !

C'est l'un des objectifs du

C'est l'un des objectifs du capitaine Sanogo, celui de restructurer l'armee. Avec la creation de cette force, on commence a executer le programme de la Junte.

qui croit encore à cette fable ?

l'objectif du capitaine Sanogo est de durer le plus longtemps possible là où il y a à "manger" sur le dos des maliens, qui, eux sont trop mous pour s'y opposer !

une decision excelent

merci bcp M. le PM. seul le Mali peut prendre ce destin au main, auccun n'autre pays ne doit pas metre le pied a Bamako pour securiser les institutions. on veut pas que le Mali soit comme Cote Ivoire ou il ya eu des milliers de mort par les mercenaires.

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