Justice internationale / RDC  - 
Article publié le : mardi 10 juillet 2012 à 15:53 - Dernière modification le : mercredi 11 juillet 2012 à 07:24

Première condamnation de la CPI: 14 ans de prison pour le Congolais Thomas Lubanga

Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga écoute la première phrase prononcée par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, le 10 juillet 2012.
Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga écoute la première phrase prononcée par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, le 10 juillet 2012.
REUTERS/Jerry Lampen

Par Stéphanie Maupas

Les juges de la Cour pénale internationale ont condamné Thomas Lubanga à une peine de 14 ans de prison. L’ancien chef de l’Union des patriotes congolais (UPC), l’une des milices actives dans l’est de la République démocratique du Congo en 2002 et 2003, avait été reconnu coupable de crimes de guerre pour avoir enrôlé des enfants de moins de 15 ans dans ses troupes.

De notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

Dans le box des accusés de la Cour pénale internationale (CPI), Thomas Lubanga joint ses mains, comme pour une prière. L’ancien chef de milice congolais a été condamné à une peine de quatorze ans de prison pour avoir enrôlé des enfants de moins de 15 ans dans ses troupes et les avoir utilisés au combat.

Catherine Mabille
 

Avocate de Thomas Lubanga

10/07/2012
par Sarah Tisseyre
 
 
Jean Philippe Kot
 

Expert d'ASF (Avocats Sans Frontière)en matière de justice internationale

10/07/2012
par Sarah Tisseyre
 
 

Une vision partielle de la justice

La Cour, chargée de poursuivre les auteurs de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, prévoit une peine maximale de perpétuité, réservée « aux crimes d’une extrême gravité ». Pour les autres crimes, c’est trente ans, maximum. Thomas Lubanga n’a été poursuivi que pour une partie des crimes qu’il aurait commis au cours de la guerre en Ituri. De nombreux massacres avaient été documentés par les ONG.

Mais le procureur, Luis Moreno Ocampo, avait choisi de faire l’impasse, voulant, pour le premier dossier porté devant la Cour, se saisir d’« une affaire facile ». Au regard de l’ampleur des crimes commis dans l’est du Congo, l’affaire Lubanga donne une vision très partielle de la justice.

Un dossier fragile

Malgré cela, le dossier du procureur s’est révélé très fragile. Au cours du procès, les avocats de Thomas Lubanga avait révélé l’existence de faux témoignages. Si les juges ont souligné les nombreuses erreurs de l’accusation, ils les ont aussi, finalement, validées. Pour permettre la condamnation de Thomas Lubanga, ils ont ainsi estimé que le conflit en Ituri n’était pas international. La milice de Thomas Lubanga était soutenue par l’Ouganda et le Rwanda qui menaient leur guerre dans l’est pour s’emparer des richesses de la région, par milices interposées. En soulignant le côté ethnique du conflit, la Cour a accrédité l’idée d’une justice à deux vitesses. En effet, tous les chefs de milices n’ont pas été poursuivis par le procureur, loin s’en faut. Et la communauté Hema, de Thomas Lubanga, apparaît dès lors plus ciblée par la justice que les autres ethnies.

Le procureur avait demandé trente ans

Jean-Baptiste Ongolocha
 

Président fédéral de l'Union patriotique congolaise (UPC) à laquelle appartenait Thomas Lubanga

11/07/2012
par Gaëlle Laleix
 
 
Emmanuel Folo
 

Secrétaire exécutif de l'ONG congolaise Equitas

11/07/2012
par Gaëlle Laleix
 
 

Lors de son réquisitoire, le procureur avait demandé aux juges d’infliger une peine de trente ans à Thomas Lubanga, et estimé que les crimes sexuels commis contre les fillettes enrôlées dans les troupes du milicien devaient constituer une circonstance aggravante.

Les juges ont pris en compte les souffrances endurées par les victimes, ont-ils expliqué lors de l’audience, mais ils ont reproché au procureur de n’avoir ni apporté les preuves de ces violences sexuelles, ni établi que l’accusé en était responsable.

Les victimes attendent réparations

Dans les prochaines semaines, les juges devraient ordonner des réparations en faveur des victimes. Une première, devant la justice internationale. Jusqu’ici, les tribunaux internationaux renvoyaient les victimes devant les juridictions nationales pour obtenir des réparations. Une fois tous les recours épuisés, Thomas Lubanga, qui a déjà passé six ans en prison, devra purger sa peine dans un pays tiers. Plusieurs Etats ont passé des accords avec la Cour pour accueillir les condamnés. 

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(6) Réactions

C'est honteux,les gens du

C'est honteux,les gens du tier monde sont les a etre juge par la cpi.Quelle catastrophe pour une justice facon?
La suisse un pays neutrwe aide le mnla a tuer les maliens.Qui sera juger en suisse?

congo cpi

a mon avis cette cpi ne fait que juger les politicien africains jorge buch qui a fait une fausse guerre allons en guerre avec des fausse preuvent en violent et torturont les irakien plusieur mort jusqua nos jour est la estrain de passé une belle retrainte ce la premiere injustice

Who is the next?

Who is the next?

sentence

il aurait fallu 50 ans, je suis vraiment désolé

et combien en sera pour bosco

et combien en sera pour bosco taanganda et ses cohortes?

Je suis tres decu de la CPI.

Je suis tres decu de la CPI. La justice au Congo et mieux que la CPI. Lubanga allait avoir la sentence a perpétuité. Malheureusement la CPI lui a sauver la vie.

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