Libye : après les élections, le temps du retour pour les entreprises ?

Beaucoup de sociétés, présentes avant la guerre, ont conditionné leur retour en Libye à la stabilisation politique.
© REUTERS/Zohra Bensemra

La bonne tenue des élections libyennes, reconnue par tous les observateurs du scrutin, va-t-elle changer la perception du pays qu'ont les acteurs économiques? Beaucoup de sociétés, présentes avant la guerre, ont conditionné leur retour en Libye à la stabilisation politique. Au lendemain du scrutin historique de samedi dernier, RFI a recueilli les impressions de deux hommes d'affaires français en poste à Tripoli.

Pierre Bourry est directeur de la société Pharma Plus, distributrice de médicaments. Il n’a pas attendu la tenue d’élections pour revenir en Libye. Dès le mois de juillet 2011, alors que Mouamar Kadhafi n'a pas encore fui Tripoli, il est un des rares à avoir repris du service, alors que les plus gros groupes du secteur, comme Novartis et Pfizer, avaient décidé de plier bagage.

« C’est vrai qu’on n’est pas très nombreux en PME, explique Pierre Bourry. Et les gros, eux, ont besoin d’avoir une stabilité politique pour revenir, pour s’installer. Sachant très bien qu’il y avait des besoins, on est revenus assez tôt. Et bien nous en a pris puisque on a réussi à multiplier nos chiffres d’affaires par quatre en six mois ».

En quoi les élections qui viennent de se tenir ont-elles changé le quotidien de ces chefs d’entreprise? Yann Lelièvre, qui représente la société Ponticelli, spécialisée dans la maintenance des sites pétroliers, vit en Libye depuis 2002. Il rappelle qu’avant la révolution, les décisions n’étaient prises que par Kadhafi et ses proches. Mais la nouvelle donne politique le laisse optimiste quant aux capacités des futurs gouvernants.

« Ces élections sont pour moi primordiales, souligne-t-il. Ce qui n’était pas possible jusqu’à maintenant – de manière justifiée d’ailleurs parfois, parce que personne n’avait la position officielle permettant de faire certaines signatures – maintenant, ces gens-là vont être légitimés par toute la nation. Pour les affaires, ça ne peut être que bon ».

Un optimisme que partagent aussi les grandes sociétés, lesquelles préparent le retour en début d’année prochaine.

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