Congo-Brazzaville - 
Article publié le : jeudi 12 juillet 2012 à 12:14 - Dernière modification le : vendredi 13 juillet 2012 à 05:37

Congo-Brazzaville: l'opposition accuse le parti au pouvoir de faire campagne avec les moyens de l’Etat

Les partisans du parti au pouvoir (PCT), lors d'un rassemblement politique marquant le début de la campagne des élections législatives, dans le quartier Talangaï à Congo-Brazzaville, le 29 juin 2012.
Les partisans du parti au pouvoir (PCT), lors d'un rassemblement politique marquant le début de la campagne des élections législatives, dans le quartier Talangaï à Congo-Brazzaville, le 29 juin 2012.
AFP/GUY GERVAIS

Par RFI

Au Congo Brazzaville, la campagne bat son plein avant les législatives de dimanche 15 juillet. A quelques jours du scrutin, l'opposition accuse le Parti congolais du travail, au pouvoir, de faire campagne avec les moyens de l’Etat,  alors que des gadgets, pagnes et autres cadeaux sont remis aux militants depuis le début de cette campagne. Le PCT se défend et affirme qu’il dispose de ses propres moyens.

Chez les candidats du Parti congolais du travail, d’impressionnants cadeaux, et parfois même des billets de banque, sont distribués aux militants qui envahissent les sièges de campagne.

Ces pratiques prouvent que le parti au pouvoir utilise les moyens de l’Etat, selon l’opposant Gaspard Kaya Magane de l’UPADS : « Les candidats du pouvoir utilisent les moyens de l’Etat. Le pouvoir utilise l’argent de l’Etat, pour battre campagne, ce qui fausse la campagne. Si on abuse, on aurait même parlé d’une mascarade, puisque les conditions de transparence ne sont pas assurées ».

Aux yeux de Jean de Dieu Kourissa, candidat du PCT, dans l’une des six circonscriptions de Poto-Poto à Brazzaville, ces révélations ne passent pas, car lui et ses camarades disposent plutôt des moyens légaux affirme-t-il : « Nos adversaires politiques peuvent dire ce qu’ils pensent, (...) la liberté de penser et d’opinion sont des valeurs démocratiques. Il est vrai que le PCT, comme toutes les formations politiques, soutient  dans la mesure du possible ses candidats. Cependant, je tiens à souligner que je suis un entrepreneur, et à ce titre, on peut avoir quelques moyens, surtout quand on doit les mettre au service des autres ».

« Peu importe les tactiques des différents candidats. Nous voulons seulement que les élections se déroulent dans la paix, que les vainqueurs gagnent honnêtement et que les vaincus reconnaissent leur défaite, pour que la démocratie aille de l’avant », a annoncé à RFI un observateur de la vie politique congolaise.

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(5) Réactions

Les elections legislatives auraient dues etre reportees

Pour Modeste BOukadia, président du CDRC, parti d'union nationale pour la modernisation du Congo, les elections législatives auraient dues être repoussées car les conditions d'organisation et de transparence ne sont pas encore reunies. ... beaucoup de congolais ne sont pas satisfaits et rejoignent la pensée de Modeste Boukadia. Beaucoup s'accorde avec Modeste Boukadia et ont écouté son appel a s'abstenir de voter pour la 2eme fois après l’élection présidentielle de 2009 qui avait déjà vu un nombre impressionnant d'abstention, signe majeur d'un changement de mentalité au Congo. Ces rencontres urbaines avec la population congolaise montrent une autre vision de la politique au Congo Brazzaville. Loin du discours traditionnel des média parlant du PCT et de ses "opposants", il y a une autre scène politique qui veut une Autre Politique pour le Congo Brazzaville. La Jeunesse de Pointe Noire l'a montre ces derniers mois en se soulevant et appelant le CDRC a représenter leur voie. Car la majorité silencieuse du Congo appelle a un changement de discours et d'action politique, sociale et économique.

election legislative du 15 juillet

Il n'y a point de doute sur la mascarade de nomination des députés dit pseudo élection législative. En effet le régime actuel ne fait que reprendre ce qu'on avait reproché au Pdt LISSOUBA (1992-1997) soit disant "qu'on ne peut organiser des élections pour les perdre". Aussi longtemps que le Congo demeure sous l'influence des tribus et clans, que les dirigeants ne disposent d'un projet de société viable, que la gestion des biens de l’État se confond aux biens propres, qu'un chef d’État est l'otage de sa tribu et son clan, qu'un parti politique se confond à une organisation familiale,la démocratie serait qu'un vain mot au Congo Brazzaville. Par conséquent les élections sont les seuls moyens de se débarrasser des candidats éclairés, soit gênants d'une opposition déjà inexistante au début.Faute d'absence d'une vraie idéologie politique. A preuve,les victimes des drames du 04 mars 2012 risquent de se voir imposés des députées, alors qu'elles pouvaient bien voter même sur un site neutre bien déterminé.Il est ici question d'éviter les représailles de cette catégorie d’électeur, capable de dénoncer plusieurs manquements du pouvoir, quant au respect des engagements pris.D'ailleurs de manière générale le taux d'abstention est un record national. Bref le pouvoir doit se souvenir d'où elle vient car "les mains qui votent et applaudissent aujourd’hui vous lapideront demain". Monsieur le Pdt DSN regard la réalité en face...

la danse des crocodiles

Jamais le Congo ne sera une démocratie tant que Sassou sera au pouvoir. Ce monsieur n'a jamais organisé une élection ni l'a gagné de façon transparente.

Elections législatives du Congo Brazzaville

vous messieurs de l'opposition du Congo/Brazzaville;comment pouvez vous être aussi naïfs,en pensant que Mr Sassou allait organiser des élections transparentes!

le congo-brazzaville marche à reculons

Hé ben...votre article confirme tout simplement ce qui a toujours existé au Congo-Brazzaville, à savoir la confusion des genres, l'Etat-PCT, l'impunité, la corruption... bref le Congo marche à reculons.

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