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Libye

Elections libyennes : la coalition de Mahmoud Jibril conforte son avance


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En Libye, l'Alliance des forces nationales emmenée par le libéral Mahmoud Jibril arrive très loin devant le parti investi par les Frères musulmans dans l'est du pays, selon les derniers résultats préliminaires donnés par la Haute Commission électorale. L'enjeu porte désormais sur le comportement des candidats indépendants. La question des pouvoirs du futur Congrès fait également débat.

La coalition de Mahmoud Jibril compte désormais sur les élus issus du scrutin pour asseoir sa domination au Congrès national. Sur les 200 sièges de l'assemblée, 80 sont issus du scrutin de liste et 120 du scrutin majoritaire uninominal. Le porte-parole de l'Alliance des forces nationales, Hamouda Siala, est assez confiant : « Nous comptons de nombreux alliés parmi les candidats indépendants. Ils ont rejoint notre coalition au moment de sa formation, mais ils ont décidé de se présenter en tant que candidats indépendants dans leur circonscription. Mais ils sont avec nous ! Je pense donc qu'une fois élus, ils rejoindront notre coalition ».

Le Congrès sera doté de pouvoirs législatifs. Il devra aussi nommer les membres du gouvernement intérimaire dans les 30 jours suivant sa session d'ouverture. Le Congrès a été amputé de son pouvoir de nommer les 60 membres de la commission qui sera chargée de rédiger la Constitution. Le CNT, dans un amendement adopté peu avant les élections du 7 Juillet, a décidé de confier aux électeurs libyens le choix des membres de cette commission lors d'un scrutin ultérieur.

Selon le porte-parole de la coalition de Mahmoud Jibril, le Congrès devrait annuler cet amendement. « Cet amendement est très étrange. Le Congrès national aura tout à fait le droit de l'annuler. Parce qu'il est issu d'une élection ! Le CNT a adopté cet amendement à la dernière minute à la fin de son mandat, alors qu'il n'avait presque plus de légitimité. C'est inacceptable », s'insurge Hamouda Siala.

La coalition de Mahmoud Jibril espère que le Congrès se penchera sur cette épineuse question dès sa session d'ouverture. Une majorité des deux tiers sera requise pour annuler l'amendement et pour désigner les membres de la Commission constitutionnelle.

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